Alexandra Lamy, marraine du Pasteurdon : ''les virus comme Ebola font tellement peur''

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INTERVIEW - Pour la quatrième fois Alexandra Lamy est la marraine du Pasteurdon, qui se tient de jeudi à dimanche. La campagne d'appel aux dons en faveur de l'institut Pasteur sera relayée, via la diffusion de programmes courts, par 9 radios et 19 chaînes de la TNT.

Que représente Louis Pasteur pour vous ?
Louis Pasteur représente mon enfance. Je viens d'Alès, une petite ville située dans les Cévennes. Au XIXe, les vers à soie de la région ont été victimes d'une maladie qui a été éradiquée grâce à Pasteur. Mon école s'appelait d'ailleurs Louis Pasteur. Tous les jours pour m'y rendre, je passais devant la maison où il avait habité. Pasteur est celui qui a sauvé la région. Quand on m'a demandé si je voulais être la marraine du Pasteurdon, j'ai donc dit oui tout de suite.

Tout le monde pense que l'institut Pasteur est un établissement public, il s'agit pourtant d'une fondation privée, c'est étonnant non ?
Les scientifiques ont besoin de cette indépendance car elle garantit leur liberté. Par exemple, les autorités pourraient décréter qu'on s'en fout des recherches sur le sida puisque en France il y a plus de gens qui meurent de la grippe. C'est la même chose avec Ebola. Mais arrêter les recherches serait catastrophiques. Ce virus est à un vol de nous. Avec cette actualité, il y a une vraie prise de conscience. Aujourd'hui, beaucoup de médias soutiennent le Pasteurdon. Il faut prendre cet appel aux dons comme quelque chose de très personnel. Nous sommes tous touchés par la maladie. L'institut Pasteur travaille sur Alzheimer, le cancer... Et Ebola, demain, peut toucher nos enfants.

Si vous aviez fait une carrière scientifique, quel aurait été votre domaine de prédilection ?
La virologie ! Parce que les virus, comme Ebola, font tellement peur qu'on se dit qu'il faut les maîtriser rapidement. Le métier de virologue est passionnant. C'est comme dans un film. Ils sont en alerte tout le temps, ils reçoivent un mail et partent sur le terrain rencontrer les populations.

Votre déménagement à Londres n'a jamais remis en cause votre engagement pour le Pasteurdon ?
Pas du tout. J'habite à Londres mais je travaille en France et j'espère finir comme une vieille marraine du Pasteurdon. Je suis très fière de cet institut, qui est présent dans 25 pays et regroupe 2 500 chercheurs qui sont là pour sauver le monde. C'est quand même pas mal comme job. J'ai d'ailleurs un projet de documentaire sur cette fondation en collaboration avec ''Envoyé Spécial''. J'aimerais commencer le tournage à la rentrée 2015.

Pour faire un don : composez le 36 12 ou allez sur pasteurdon.fr .
 

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