Amir (The Voice 3) : "Moi un chanteur de charme ? J'assume !"

Amir (The Voice 3) : "Moi un chanteur de charme ? J'assume !"

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INTERVIEW – C'est l'un des talents les plus singuliers de "The Voice", saison 3. Candidat de la team Jenifer, l'Israélien Amir confie à metronews ses impressions à quelques jours de la finale où il affrontera Wesley, Maximilien et Kendji.

Amir, avez-vous été surpris de vous qualifier pour la finale de "The Voice", au détriment de Manon samedi dernier ?
Je suis partagé. D'un côté je savais que j'étais soutenu par le public depuis le premier live et ça permettait d'y croire. S'il m'avait soutenu trois fois, pourquoi pas quatre. D'un autre côté il y avait Manon qui était excellente. Je me disais que sa performance pouvait brouiller les cartes, tout comme les points qu'allait nous attribuer Jenifer. Toute la soirée je suis passé de l'optimisme au pessimisme.

Le public vous a effectivement sauvé à chaque fois. Comment expliquez-vous cette popularité auprès des téléspectateurs français ?
Franchement je connais pas la formule magique. Depuis le début, j'essaie de rester moi-même, je ne veux pas qu'on me prenne pour quelqu'un que je ne suis pas. En clair j'ai conscience que je n'ai pas la plus grande voix, mais un grain qui peut séduire, comme les chanteurs que j'aime. J'ai essayé de forcer ma nature en interprétant "Just the way you are", de Bruno Mars. Ce soir-là je n'étais pas content de ma prestation, d'après moi c'était un mauvais choix. Et j'ai eu la chance que le public me qualifie quand même.

Avant "The Voice", vous aviez déjà participé à un télé-crochet en Israël. Aujourd'hui c'est une seconde chance ?
C'est différent. J'ai fait la "Nouvelle Star" en Israël en 2006, je me suis qualifié pour les directs mais je ne suis pas allé très loin. A cette époque j'ai décidé de me consacrer à mes études pour devenir dentiste, en me disant que je reviendrais à la musique tôt ou tard. Et puis après les concours, je me suis donné un an pour essayer de vivre de ma passion. Sauf que ça fait déjà deux ans et que la musique ne me lâche plus. C'est comme une maladie ! J'étais vraiment naïf de croire que je pourrais faire autre chose.

"Si je deviens un jour dentiste, c'est que j'aurais arrêté de chanter"

Envisagez-vous tout de même d'exercer un jour le métier de dentiste ?
Ca voudrait dire que j'ai échoué dans la musique. Que j'ai arrêté. Dentiste, c'est pas mal comme plan B, comme roue de secours. Mais ce n'est clairement pas mon objectif.

Comment voyez-vous la finale, samedi prochain. Et hormis vous, quel est votre favori ?
La victoire sera belle, quel que soit celui qui est choisi par le public. Parce que chacun a son public. J'avoue que j'ai un petit penchant pour Maximilien, il me touche beaucoup. Mais les autres aussi m'ont déjà tiré les larmes !

Quel album aimeriez-vous enregistrer en cas de victoire ?
Chez moi j'ai pris l'habitude d'écrire des textes en hébreu et je suis triste parce que je ne parviens pas à en faire autant, avec la même précision dans votre langue. Dans la vie de tous les jours, je me débrouille. Mais à l'écrit c'est difficile. J'aimerais donc travailler avec un parolier qui m'aiderait à chanter des choses personnelles, du moins des paroles que je pourrais m'approprier. Musicalement, j'aimerais être à mi-chemin entre la simplicité d'un Patrick Bruel et la malice d'un Christophe Maé. Ce sont mes deux grosses influences en musique française. J'aime bien aussi Charles Aznavour mais ça me semble moins moderne...

Depuis le début de "The Voice" on vous présente souvent comme un chanteur de charme. Vous assumez ? Ca vous agace un peu ?
J'assume totalement. Vous dites chanteur de charme, d'autres utilisent d'autres termes. Si c'est un aspect qui ressort lors des émissions, sachez que ça fait partie de ma personnalité, que c'est le Amir de la vie de tous les jours. Et que je suis fiancé depuis un an !

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