Anne-Claire Coudray : ''J’ai trouvé un vrai équilibre''

Anne-Claire Coudray : ''J’ai trouvé un vrai équilibre''

MÉDIAS - Pour la troisième année, le joker estival de Claire Chazal prend les commandes des journaux télévisés du week-end sur TF1. Cette journaliste, plus habituée au terrain qu’au plateau télé, affectionne de faire le grand écart.

Quelques semaines avant d’entamer son marathon estival à la présentation du JT, Anne-Claire Coudray, reporter au service Etranger de la rédaction, nous reçoit, souriante et détendue, à TF1. L’occasion de découvrir les coulisses de la grand-messe de l’info et d’en savoir plus sur la personnalité de cette fana de voyages et d’histoire.

Vous allez aborder un nouvel été à la présentation du JT. Avez-vous totalement pris vos marques?
Je suis toujours dans l’apprentissage mais j’ai évacué tout ce qui pouvait handicaper une présentatrice débutante, notamment au niveau du stress. Au début, on fantasme beaucoup sur tout ce qui pourrait vous tomber dessus. Mais j’ai dépassé ça depuis l’année dernière. Maintenant c’est un vrai moment de plaisir.

Justement, comment gérez-vous le trac ?
Quand on m’a annoncé que j’avais été choisie, je me suis sentie toute petite et puis rapidement j’ai été portée. Je suis déjà confrontée au stress du direct depuis dix ans et je savais que je n’étais pas tétanisée par cela. Ce qu’il fallait gérer, c’est l’engagement personnel. Mais très vite, vous découvrez que ce n’est pas du tout un exercice solitaire contrairement à ce qui se dégage de l’image. Tout est balisé, préparé et il y a tellement de gens autour qu’il ne peut rien vous arriver. C’est un exercice moins impressionnant qu’un direct de cinquante secondes lorsque vous êtes seule au milieu de nulle part dans un environnement difficile avec des gens qui peuvent rentrer dans le champ à tout moment.

En tant que reporter, qu'avez-vous trouvé stimulant dans la présentation du journal ?
Vous prenez de la hauteur dans la gestion de l’actualité. Quand vous êtes sur le terrain vous êtes concentré sur votre sujet et plus rien n’existe autour. Là, je participe à la construction du journal. Vous avez la responsabilité de vous demander quelle est l’info principale ? Quelle importance donner à telle actualité et comment on va la raconter ? Et puis, il y a aussi le fait de travailler avec tous les services de la rédaction.

''A TF1, on vous aide à garder la tête froide''

Avez-vous la pression quant à la possibilité de devenir la remplaçante de Claire Chazal ?
Non, je pense que je suis privilégiée par rapport à des journalistes qui ne seraient que présentateur et joker. Je suis très épanouie en tant que reporter et la présentation est un bonus. Maintenant, j’aime les deux et je serais ravie que la question ne se pose pas quelques années encore. Bien évidemment, si on me proposait un poste de titulaire, je ne dirais pas non. Je n’ai pas de frustration par rapport à un objectif que je me serais fixé depuis des années. Je pense que j’ai la tête froide, et à TF1 on vous aide à la garder. Aujourd’hui, j’ai trouvé un vrai équilibre.

On ne devient pas grand reporter par hasard. Quel a été le déclic pour vous ?
J’ai toujours eu des envies de voyage et je voulais faire un travail très concret. En première, s’est dessiné le goût de l’histoire, du français et le journalisme est devenu évident. Mes parents, avec qui j’ai beaucoup voyagé, m’ont aidée à cultiver le goût de la découverte et de la curiosité. Et puis, les journalistes que je regardais à la télé était une génération de femmes grands reporters : Patricia Allémonière, Marine Jacquemin, Nahida Nakad. Il y avait aussi Anne Sinclair avec 7/7. Ces femmes étaient des modèles de réussite, à la fois intelligentes et indépendantes.

Vous avez été en Haïti et au Mali en tant que reporter, réussissez-vous toujours à prendre du recul par rapport aux événements ?
Vous ne pouvez jamais savoir comment vous allez réagir quand vous êtes confronté à des situations dramatiques mais j’ai découvert que je pouvais gérer ça. Les émotions sont très fortes... c’est un métier qui vous apprend aussi énormément sur vous-même et sur vos limites. Vous devez faire preuve de sang-froid et savoir gérer la détresse des autres. Il faut toujours garder en tête que vous n’êtes qu’observateur et que vous ne pouvez pas modifier l’événement que vous êtes venu couvrir. Quelquefois, on peut acheter un peu à manger ou emmener un enfant à l’hôpital. Mais le journaliste n’est pas là pour se substituer aux ONG.

Vous êtes une passionnée d’histoire, y a-t-il un personnage que vous auriez aimé interviewer ?
Ce qui me fascine ce sont les personnalités de pouvoir. Rencontrer Alexandre Le Grand ou Napoléon m’aurait intéressée. Ce ne sont pas les personnages ou leurs valeurs qui m’impressionnent mais leurs zones d’influence, qui sont totalement étrangères aux nôtres, fort heureusement d’ailleurs.

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