Arnaud Tabarec, dans "Hell's Kitchen" : "La cuisine c'est un sacerdoce"

Arnaud Tabarec, dans "Hell's Kitchen" : "La cuisine c'est un sacerdoce"
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INTERVIEW - C'est le programme de cuisine le plus adapté dans le monde. Le chef Arnaud Tabarec prend les commandes de "Hell's Kitchen", la version française de l'émission popularisée par Gordon Ramsay. Il nous dit tout sur la nouveauté diffusée sur NT1.

Quel est le concept de "Hell's Kitchen", à ne pas confondre avec "Cauchemar en cuisine", l'autre programme de Gordon Ramsay ?
Ça n'a rien a voir, en effet. "Hell's Kitchen" est une émission qui nous plonge dans les cuisines d'un restaurant en plein service. On suivra deux équipes qui s'affronteront dans un restaurant éphémère. Ce n'est pas une émission où on va apprendre à cuisiner, mais à comprendre comment fonctionne la cuisine d'un grand restaurant.

Le nouveau Gordon Ramsay, c'est vous ?
C'est assez flatteur comme comparaison, mais je n'ai pas pour vocation d'être la copie de Gordon Ramsay, je serai moi-même.

"Je n'avais pas particulièrement envie de faire de la télé"

N'y a-t-il pas trop d'émissions culinaires à la télévision ?
Non, pendant la coupe du monde de foot, il y a des matches tous les soirs, et ça n'empêche pas les gens de regarder. On est dans le pays de la gastronomie, donc forcément il y a des émissions culinaires. Ça fait partie de notre patrimoine, de notre culture. Ça peut aussi faire naître des vocations chez des jeunes.

C'est votre première expérience télévisuelle. Pourquoi vous lancer dans cette drôle d'aventure ?
Je n'avais pas particulièrement envie de faire de la télé, j'ai même refusé plusieurs émissions. Mon ego va très bien ! Mais le concept de "Hell's Kitchen" m'a séduit car c'était l'occasion de montrer aux gens, et plus particulièrement aux jeunes, ce qu'est le travail de chef. C'est un job où on peut bien gagner sa vie et voyager même s'il y a beaucoup de contraintes. La cuisine, c'est plus qu'un métier, c'est un sacerdoce qui demande une implication à 200%.

"Pour être un bon chef, il faut aimer les gens"

Comment est née votre passion pour la cuisine ?
J'ai commencé au collège en 3e. Je ne savais pas trop quoi faire de ma vie. Mon frère était sommelier et je voyais la fierté dans les yeux de mes parents quand ils parlaient de lui. J'ai eu envie de faire quelque chose qui se rapprochait de cela, et j'ai choisi la cuisine. Et je me suis pris au jeu.

Quelle est la qualité principale pour devenir un bon chef ?
Il faut aimer les gens et avoir envie de faire plaisir. Le but n'est pas juste de prouver qu'on est un bon cuisinier.

"Anne-Sophie Pic est une guerrière"

Quel genre de chef êtes-vous ?
Je suis exigeant, parfois dur, mais en même temps hyper proche de mes équipes, très paternel. C'est important car je passe plus de temps avec eux qu'avec ma femme et ma petite fille.

Faut-il forcément être un dur à cuire pour être chef ?
Non pas du tout. Je connais des chefs très durs intérieurement mais ça ne se voit pas à l'extérieur. Je pense à Anne-Sophie Pic, par exemple, qui est un petit bout de femme adorable, super gentille et pas forcément dure. Mais au fond c'est une guerrière. Chacun a sa méthode.

"Hell's Kitchen", ce soir à 20 h 55 sur NT1.

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