Attentat contre Charlie Hebdo : Dorothée sous le choc après la mort de Cabu

Attentat contre Charlie Hebdo : Dorothée sous le choc après la mort de Cabu
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ÉMOTIONS – L'ancienne animatrice de Récré A2 qui a travaillé de nombreuses années avec le dessinateur a fait part de son immense peine après l'assassinat de son ami.

Elle est sous le choc. Dorothée a fait part mercredi de sa sidération après la mort de Cabu lors de l' attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo . ''Je suis en plein contrecoup là. Ça a été un collaborateur puis ça a été un ami d'une fidélité extraordinaire. Gentil, drôle. Je ne comprend pas'', a-t-elle déclaré sur RTL. ''Avait-il conscience de provoquer, d'être parfois border line, de prendre des risques ?'', lui a demandé Marc-Olivier Fogiel. ''Bien sûr. Il savait quand il allait s'en prendre plein les dents. Ça le faisait rigoler'', a-t-elle expliqué avant de lancer très émue ''Oh excusez moi je n'arrive pas réagir''.

Avant d'être un caricaturiste de journaux engagés, Cabu a été pour toute une génération le dessinateur de Récré A2. Dans les années 1980, avec sa coupe au bol et ses lunettes rondes, il se tenait sur le plateau de l'émission jeunesse d'Antenne 2 près d'un grand paperboard sur lequel il représentait Dorothée. Sous son marqueur, l'animatrice apparaissait cheveux relevés en queue de cheval et grand nez pointu au vent. Des caricatures devenues cultes et rassemblées en 1986 dans un album baptisé ''Le nez de Dorothée''.

Cabu, ''un vrai gentil''

''Il aimait réel­le­ment la jeunesse. C’était un vrai gentil : au départ, de peur de me bles­ser, il n’était pas très chaud pour me cari­ca­tu­rer avec ce grand nez pointu, entré dans les mémoires comme 'le nez de Doro­thée'. Nous avons bien rigolé ensemble. A l’an­tenne, comme loin des camé­ras'', a également raconté Dorothée dans Gala. Si l'année 1987 a marqué la fin de leur collaboration professionnelle avec le refus de Cabu de suivre Dorothée sur TF1, leur amitié a traversé les décennies.

''Cabu s’ex­pri­mait et se défou­lait à travers le dessin. C’était un homme très timide. Moi-même n’étant pas une grande expan­sive, je crois que nous nous étions bien trou­vés'', a poursuivi Dorothée en faisant part de son ''profond senti­ment d’injus­tice '' et de sa ''peine immense''.

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