Audrey Crespo-Mara : "L'acharnement dont fait l'objet Claire Chazal est injuste"

TÉLÉ
INTERVIEW – Le nouveau visage de l'info de TF1, c'est elle. A partir du 17 juillet, Audrey Crespo-Mara assurera les remplacements de Claire Chazal à la présentation des JT de 13 heures et de 20 heures, tous les week-ends cet été. La journaliste de LCI récupère le siège d'Anne-Claire Coudray qui attend un heureux événement. Un rêve pour cette passionnée d'info qui, à la ville, est l'épouse de Thierry Ardisson.

Comment vous sentez-vous à quelques heures de votre premier JT sur TF1 ?
Je me sens sereine. Je pense que mes années à LCI y sont pour beaucoup. Et puis, nous avons bien travaillé avec les équipes ces dernières semaines, ce qui me permet d'être tranquille aujourd'hui.

Comment se retrouve-t-on joker ?
J'ai reçu un coup de fil de Catherine Nayl, la directrice de l'information de TF1, qui m'a appris que Anne-Claire était enceinte et qu'ils allaient organiser un casting avec des journalistes de TF1 et de LCI. Nous étions cinq au départ, et nous nous connaissions d'ailleurs toutes très bien, puisque ça fait 16 ans que je suis dans le groupe. J'ai fait 8 ans de reportage à TF1 avant mes 8 ans d'antenne sur LCI. Nous avons donc passé un premier essai en avril où nous devions présenter un JT test. Deux d'entre nous ont été retenues, puis nous avons passé un deuxième test. Un nouveau JT à blanc, mais avec une série de pannes d'ordre technique pour voir comment nous gérions les imprévus : un sujet sans son, une panne de duplex, de prompteur... Et, l’un de nos rédacteurs en chef incarnait un homme politique que nous devions interviewer.

Comment avez-vous réagi quand on vous a annoncé que vous étiez retenue ?
J'étais bien sûr heureuse d'avoir été choisie, mais arrive en même temps un sentiment de grande responsabilité. Autant vivre une sublime histoire d'amour vous rend tout simplement heureuse, autant le JT de TF1 vous satisfait, mais vous colle une certaine pression. Donc, ce n’est pas champagne, mais concentration maximale !

A LIRE AUSSI >>  Anne-Claire Coudray : "J'ai trouvé un véritable équilibre" 

Il paraît que vous aviez déjà été candidate au poste de joker en 2007 ?
Il y avait effectivement déjà eu un casting pour remplacer Claire Chazal l’été et une amie de la rédaction de TF1 m'a poussée à le passer. A l’époque, je ne rêvais que de reportages, vraiment pas d’antenne. Je n’en avais d’ailleurs aucune expérience, donc, aucune chance d’être choisie. Mais, j’ai vécu ça comme une expérience inattendue. Julien Arnaud a été choisi et moi, on m’a confié la Matinale de LCI que j’ai présentée avec Jean-François Rabilloud pendant 4 ans. Avant d’animer seule, une tranche d’actualité avec JT et longues interviews.

Etre joker de Claire Chazal, c'est un véritable tremplin. Le vivez-vous comme ça ?
Sincèrement, non. Je le vois comme une mission que la direction de TF1 me confie cet été. Et en septembre, je serai de retour à LCI. Ensuite on verra…

Beaucoup de personnes vous voient comme la prochaine Claire Chazal. Ça vous ennuie qu'on dise cela ?
Ce qui m’ennuie c'est l'acharnement qu’il y a sur Claire ces derniers temps ! Claire est une grande professionnelle, elle présente le journal du week-end depuis plus de 20 ans, ce qui est très rare. TF1 l’a choisie pour l'interview du Président de la République le 14 juillet, la confiance est là. Après les chiffres d’audiences, ça va et ça vient. Et, quand je vois la qualité des équipes avec lesquelles je vais travailler cet été, je suis très confiante dans l'avenir des JT de TF1.

A LIRE AUSSI >>  Thierry Ardisson : "Sur Canal+, j'ai du apprendre à faire des vannes"

N'avez-vous pas peur de la soudaine exposition médiatique ?
Non, vous savez, à LCI c’est ce dont on souffre au quotidien : faire l’info la meilleure qui soit et n’être pas vus par le plus grand nombre. Alors, je ne vais pas me plaindre. Et, puis, si on ne veut pas être reconnu dans la rue, il ne faut pas faire ce métier !

La presse vous présente systématiquement comme la femme de Thierry Ardisson. Ça vous agace ?
Je comprends parfaitement qu'on m'en parle, car ça fait partie de ce que je suis aujourd'hui. Mais j’étais journaliste télé dix ans avant de le rencontrer. Et, il est vrai que quand on est une femme indépendante, qui a fait des études, qui évolue dans le même groupe, TF1, depuis 16 ans, et qui a fait son bout de chemin à force de travail, on n'a pas envie d'être réduite à "la femme de", même si j'aime mon mari plus que tout.

Justement, votre mari dit être tombé amoureux de vous en vous regardant sur LCI. Espérez-vous faire le même effet aux téléspectateurs de TF1 ?

Je l'espère (Rires). J'espère qu'ils auront envie de passer l'été avec nous. Avec les équipes, on aura à cœur de leur apporter, en plus de l’info la plus précise et complète qui soit, du sourire et du soleil !

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter