"Aventures de médecine : au coeur de l'homme" - Michel Cymes : "Ce magazine rend hommage aux pionniers"

"Aventures de médecine : au coeur de l'homme" - Michel Cymes : "Ce magazine rend hommage aux pionniers"

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INTERVIEW - La collection "Aventures de médecine" se poursuit sur France 2. Après la chirurgie de la face, ce mardi à 20h45, Michel Cymes s'intéressera cette fois à notre coeur. Pour metronews, le célèbre médecin évoque les dessous de ce documentaire retraçant les prouesses médicales liées à cet organe.

Un pari osé
''Le concept est de partir de ce que la médecine nous propose aujourd'hui de fabuleux. Là, il s'agit du cœur. Pour arriver à tout ce qu'on fait aujourd'hui, il a fallu que des pionniers ouvrent la voie, parfois des gens un peu givrés qui ont lancé des choses inimaginables pour leur époque. Ce magazine rend également hommage à ces gens-là en montrant comment des types un peu fous ont pour la première fois osé opérer un cœur''.

Un voyage dans le temps
''Les progrès de la médecine remontent à très longtemps. On voulait évoquer tous les fantasmes qu'il y a eus, à travers les âges, autour de cet organe aussi mythique que le cœur. Par exemple, en ce qui concerne la découverte de la circulation sanguine. A l'époque, tout le monde pensait que le sang s'évaporait par la sueur''.

Un tournage éprouvant
''Le documentaire mêle aussi bien les avancées techniques, la fascination pour ces aventuriers et beaucoup d'émotion. Le tournage a été physiquement difficile et psychologiquement marquant. C'était huit mois de travail. On a, par exemple, fait l'interview d'une famille qui a donné un organe, mais également d'un receveur. Ce ne sont pas les mêmes cas bien sûr, pour des questions d'anonymat''.

Quid du décès du patient greffé avec son cœur artificiel ?
''On a eu en interview le professeur Carpentier , à l'origine de la première greffe mondiale d'un cœur artificiel. On va juste changer un peu le commentaire pour l'actualiser. Pour nous, ça ne change rien. Le cœur artificiel sera probablement, demain ou dans 10 ans, une alternative à la transplantation cardiaque, qui reste aujourd'hui la seule alternative pour ces patients en phase terminale. Ce n'est pas un échec, c'est juste l'évolution normale des progrès de la médecine. Quand vous faites une première, il ne faut pas s'attendre à des miracles. Il faut aussi saluer tous ceux qui ont accepté de participer à ces essais. On ne peut pas aller plus vite''.

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