Christophe Hondelatte : "Je fonctionne à l'intuition"

Christophe Hondelatte : "Je fonctionne à l'intuition"

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INTERVIEW - Christophe Hondelatte repart sur le terrain. Dès ce vendredi 11 avril à 22h55, 13ème RUE diffusera la deuxième saison d'"Hondelatte part en live". Metronews a rencontré le journaliste, qui a évoqué ses nouvelles immersions à la découverte de métiers hors du commun, mais également son rêve de présenter "Le Grand Journal" sur Canal +.

Que nous réserve cette deuxième saison ?
Comme l'an passé, il y aura de la diversité. J'ai tourné dans un centre de désintoxication, qui vient en aide aux accros à la drogue, l'alcool et au jeu. On a également été en immersion dans un commissariat, au SAMU, dans une unité pour malades difficiles dans un hôpital psychiatrique, dans l'usine de retraitement nucléaire de la Hague ou encore dans la plus grande maternité d'Europe à Mayotte. Au total, il y aura huit numéros.

A-t-il été difficile pour vous de mettre de côté votre casquette de journaliste pendant les immersions ?
Je n'ai qu'une seule méthode : je ne prépare rien ! Le jour de l'immersion, je débarque la tête complètement vierge. Le réalisateur est le seul à avoir le programme en tête. C'est l'unique solution que j'ai trouvée pour ne pas me retrouver dans la peau d'un rédacteur. Je participe bien évidemment au choix des lieux, mais je ne veux pas davantage m'impliquer. Je fonctionne à l'intuition.

Qu'est-ce qui vous a le plus marqué au cours de cette nouvelle édition ?
Mon immersion dans l'unité pour malade difficile de l'hôpital psychiatrique de Bron m'a vraiment marqué. J'avais un intérêt personnel à comprendre ce qu'il s'y passait puisqu'elle accueille de grands tueurs, qui ont été déclarés irresponsables. J'en ai évoqué pas mal dans les 150 numéros de Faites entrer l'accusé sur France 2. C'était intéressant de pouvoir approcher et discuter avec un schizophrène étant passé à l'acte. Mais ce que j'ai retenu de ces deux saisons d'émission est que l'Etat est vraiment efficace ! Les reportages se sont quasiment tous déroulés dans des institutions financées par des fonds publics. J'ai le sentiment d'appartenir à un très grand pays, qui, dans beaucoup de champs, met énormément d'argent et de moyens. Je comprends pourquoi on paie autant d'impôts. En contrepartie, on a vraiment des services publics puissants. On ne devrait pas tant geindre. La France est encore un pays riche. 

"Je rêve de présenter Le Grand Journal"

Que pensez-vous de la multiplication d'émissions sur le système judiciaire, notamment sur la TNT ?
Je suis heureux d'avoir été le précurseur avec Faites entrer l'accusé. Mais ce genre de programmes, c'est du ''Canada Dry'' par rapport mon ancienne émission. Ils veulent faire la même chose avec le quart du budget et le résultat n'est donc pas le même. Je ne les regarde jamais ! Par contre, je regarde de nouveau Faites entrer l'accusémais il m’a fallu deux ans et demi avant de le faire. Je ne supportais pas d'avoir été remplacé. Je suis incapable de juger ce programme, je suis trop impliqué pour avoir un avis objectif.

Avez-vous reçu des propositions de la part d'autres grandes chaînes ?
C'est la saison où l'on parle beaucoup et où l'on ne dit rien (rires). Ces dernières années, on m'a proposé de refaire des émissions de faits divers. J'ai dit que j'arrêterai de présenter ce genre de programmes pendant 3 ans, j'arrive au terme de cette pause. Il est plausible qu'on me retrouve sur une grande chaîne à la rentrée, mais ce n'est pas acquis. J'ai envie de remonter en 1ère division !

Quelle émission vous fait rêver ?
Je rêve de présenter Le Grand Journal ! Je pense qu'elle fait rêver tous les présentateurs de talk-shows. C'est le plus plateau de la télé française avec les plus grands invités. On me l'a déjà proposé deux fois. J'ai même fait des pilotes, notamment avant l'arrivée de Michel Denisot.

Qu'en est-il de votre carrière musicale ?
Je fais toujours de la musique, mais à titre privé. Je ne m'interdis pas de revenir un jour avec un album. J'écris toujours des chansons. Mais pour le moment, ce n'est pas ma priorité.

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