"Class, c'est une rencontre entre Doctor Who et Buffy contre les Vampires"

"Class, c'est une rencontre entre Doctor Who et Buffy contre les Vampires"
TÉLÉ

INTERVIEW - A l'occasion du Comic Con de New York, LCI a pu rencontrer le casting et le créateur de "Class", la série spin-off de "Doctor Who" qui débarque ce samedi 22 octobre en Grande-Bretagne sur BBC 3. Attention, les fans du Seigneur du temps doivent s'attendre à quelque chose de très différent...

En attendant le retour de Doctor Who à Noël et quelque part dans l'année 2017, les fans peuvent jeter un coup d'oeil à Class, son spin-off, à partir de ce samedi 22 octobre au Royaume-Uni sur BBC 3. Quatre étudiants à Coal Hill : Tanya, Ram, April et Charlie, doivent gérer les conséquences des voyages temporels du Docteur et affronter leurs propres monstres. Début octobre, LCI était à New York pour le Comic Con et a pu rencontrer le casting : Fady Elsayed, Vivian Oparah, Sophie Hopkins, Greg Austin, et le créateur de la série,  Patrick Ness, lors d'une table ronde.

Journaliste : Comment avez-vous découvert l’univers de Doctor Who ?

Fady Elsayed : Quand on grandit en Angleterre, on connait Doctor Who ! Tout le monde connait !

Vivian Oparah : Ceux qui ne regardent pas connaissent quand même. Et ceux qui regardent connaissent les moindres recoins de l’univers.

Sophie Hopkins : C’est dans nos coeurs, on s’identifie à la série. C’est un honneur de rencontrer le Docteur et sa compagne, de faire partie de cet univers, que les fans nous acceptent dans cet univers. On comprend pourquoi ils sont si fans, parce que nous le sommes également.

Journaliste : Est-ce que "Class" est une rencontre entre "Buffy contre les Vampires" et "Doctor Who" ?

Patrick Ness : "Buffy contre les vampires" est la meilleure série de l’histoire. Dans la façon dont elle prend l’expérience de l’adolescence sérieusement, et c’est ce qu’on cherche aussi. C’est un modèle pour les filles et les garçons. Elle mêle moments sérieux, drôles effrayants. Et c’est une recette difficile à maîtriser. C’est évidemment une énorme inspiration. La meilleure science-fictions t’invite à entrer dans son monde, à t’impliquer dans les personnages et à te demander qui tu pourrais être. C’est pourquoi Xander existe dans Buffy, que les compagnons existent dans "Doctor Who". Pour "Class", il était important pour moi que les téléspectateurs se demandent qui ils pourraient être, et avec qui ils pourraient être amis.

Journaliste : Qui est votre Xander ?

Patrick Ness : Un peu tous. Tanya je pense, parce que j’ai commencé l’école tôt, donc je comprends ce sentiment. Charlie, c’est un peu moi, je ne connais pas Ram… Non, ils sont tous une partie de moi.

Sophie Hopkins : Il n’y a pas un seul héros, nous le sommes tous. Nos personnages ont besoin les uns des autres. Et on ne peut pas affronter et vaincre les monstres seuls.

Fady Elsayed : Voilà, il n’y a pas de leader, on l’est tous à un moment donné. On a tous nos défauts, et je pense que c’est ce qui fait un personnage réussi.

Vivian Oparah : Ce qui est bien avec la série, c’est que ces adolescents ne sont pas mis dans des cases, ne sont pas clichés.

Journaliste : Le voyage dans le temps sera-t-il élément de la série ?

Patrick Ness : La première motivation de cette saison 1 c’est de se trouver une identité et exister par elle même. Dans Doctor Who, le Docteur vit une grande aventure… Et Class, c’est la conséquence, la série s’intéresse à ceux laissés derrière. L’univers est plus grand qu’on ou qu’il ne peut le penser. Class est un peu comme Deep Space Nine, l’univers arrive à eux. Cela étant dit… Il y a des trucs très chouettes qui arrivent.

Journaliste : Y’aura-t-il des clins d’œil, des références ou même des apparitions de Doctor Who ?

Patrick Ness : Il y aura des clins d’oeil oui! Je ne suis pas un grand fan des caméos, je pense qu’ils sont plus distrayants qu’autre chose. Le plus gros défi c’est le côté Young Adult, parce qu’il faut prendre des risques, mais on ne peut pas le faire si on ajoute des trucs extérieurs, il faut que l’histoire, les personnages évoluent par eux-mêmes. Les clins d’oeil sont plus amusants… Donc ouvrez les yeux.

Journaliste : Votre personnage Charlie est un extraterrestre… D’une planète qu’on connaît ?

Greg Austin : Non… Mais je ne peux pas en dire plus, seulement que la planète se trouve dans une nouvelle partie de l’univers.

Journaliste : Quels genres de monstres peut-on attendre dans la série ?

Vivian Oparah : Mes monstres préférés sont les moins évidents, les plus simples, les plus discrets. Ce sont les plus effrayants, parce qu’on ne s’attend pas à leur nature monstrueuse. Ceux qui sont ancrés dans la réalité. Ils peuvent nous menacer à tout moment, mais on ne sait jamais quand ces menaces sont réelles, il y a une vraie tension. On ne contrôle pas la vie quand les choses vont mal, et c’est ce qu’on veut faire avec la série, il ne s’agit pas de créer un confort pour le téléspectateur.

Sophie Hopkins : Les monstres les plus dangereux ? 100% ceux qui sont effrayants visuellement (rires). Il y a un mélange entre effets-spéciaux et prothèses, donc sur le plateau on voit surtout des costumes verts, donc j’imagine à quoi ils ressemblent.

Fady Elsayed : Quand la bande-annonce est sortie, on a regardé des vidéos de réactions des fans, qui réagissaient à chaque moments, et ils devenaient fous à l’apparition de nouveaux monstres encore jamais apparus dans Doctor Who. Mais il y a un ton plus sombre que Doctor Who et je pense que Class va attirer un public plus mature.

Sophie Hopkins : Les fans de "Doctor Who" vont aimer, mais la série se suffit à elle-même, donc elle va attirer un nouveau public, qui n’ont jamais vu "Doctor Who" par exemple, et qui vont peut-être avoir envie de regarder, en découvrant Class.

Greg Austin : Le méchant principal est si viscéral, mauvais, que ça nous aide, en tant qu’acteurs et personnage à créer et évoluer dans une atmosphère menaçante.

Patrick Ness : On voit dans certaines histoires qu’une fin du monde est suivie… De rien, tout est rentré dans l’ordre. Ici, ce n’est pas ce qu’on veut faire. Dans le premier épisode, comme Fady l’a dit, il arrive quelque chose de tragique à Ram, et l’épisode 2 s’intéressera aux conséquences de cet événement. À chaque drame, il y aura des conséquences.

Journaliste : Est-ce que la série racontera qu’une seule histoire ? Ou certains épisodes seront indépendants ?

Patrick Ness : Les deux. Il y a une intrigue qui court sur les huit épisodes, mais chaque épisode existera par lui-même. Parce que c’est une façon amusante de raconter une histoire. On a eu la chance d’être assez libres, et nous avons fait des épisodes assez bizarres, on s’est vraiment amusés.

Fady Elsayed : Et le dernier épisode, je peux vous le garantir, va vous rendre dingues.

Nous voilà prévenus !

Lire aussi

    Sur le même sujet

    Et aussi

    Lire et commenter

    Alertes

    Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent