Crise à iTELE : la grève entre dans sa troisième semaine

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GRÉVE – Pas d'évolution en vue pour iTELE. Les salariés de la chaîne d'information du groupe Canal + ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève débuté le 17 octobre dernier.

Le mouvement ne faiblit pas. Les salariés d'iTELE ont décidé de reconduire leur mouvement de grève jusqu'à demain midi avec 76 voix pour, 4 contre et 12 abstentions. En conflit avec la direction depuis le 17 octobre dernier, les salariés de la chaîne d'information manifestent pour faire part de leurs inquiétudes concernant le projet de CNews, le futur non d'iTELE, ainsi que l'arrivée à l'antenne de Jean-Marc Morandini, dont l'émission Morandini Live a été suspendue jusqu'à la fin de la grève

De son côté, la direction n'a fait aucune concession sur les revendications des grévistes à qui elle propose une clause de conscience, ce qui leur permettrait de quitter la chaîne avec des indemnités. Alors que de nombreuses figures de iTELE se sont jointes à la contestation sociale, Laurence Ferrai a expliqué ce week-end sur le plateau "C l'hebdo" pourquoi elle ne pouvait pas faire grève.

Laurence Ferrari et Manuel Valls ont réagi ce week-end

"J'estime que le droit d'information est un droit que je ne me vois pas entraver", a expliqué la présentatrice de "Punchline", l'émission politique diffusée sur C8. "À titre personnel, j'estime que je ne peux pas faire grève et que le droit d'informer et à être informé est inaliénable", a-t-elle poursuivi, expliquant qu'elle respectait le droit de grève et qu'elle était solidaire de ses collègues. 

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Manuel Valls a lui aussi pris la parole ce week-end en faveur des journalistes. En marge d'un déplacement en Afrique de l'Ouest, le premier ministre s'est déclaré "très triste" de la crise traversée par la chaîne info. "La responsabilité et l'éthique de responsabilité doivent jouer", a-t-il estimé tout en défendant le point de vue de la rédaction qui réclame le retrait de l'antenne de Jean-Marc Morandini mis en examen pour corruption de mineur aggravée. 

"La présomption d'innocence est là, mais les médias seraient les premiers à dire qu'un politique, ayant agi de telle manière, ne pourrait pas rester au gouvernement avant même qu'il soit condamné. Donc la question est a fortiori posée quand elle concerne un journaliste ou un présentateur", a-t-il expliqué.

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