Cyril Hanouna candidat à la présidentielle 2017 pour "emmerder les politiques" ?

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HAPPENING – Dans une biographie aujourd’hui en libraires, l’entourage de Cyril Hanouna évoque l’hypothèse d’une candidature surprise de l’animateur controversé de C8 à l’élection présidentielle en mai prochain.

Cyril Hanouna, rival d’Emmanuel Macron, Marine Le Pen et François Fillon dans la course à l'Elysée ? L’hypothèse est évoquée dans Cyril Hanouna, le bouffon qui devint roi (Editions L'Archipel), biographie signée René Chiche, en libraires ce mercredi. "Quelques rares personnes de son entourage professionnel auraient évoqué l’hypothèse d’une candidature-gag de Baba à l’élection présidentielle de 2017, inspirée de celle de Coluche en 1981" écrit l’auteur. "Mais l’animateur star de C8 rejette cette idée… pour l’instant."


L’idée ? Un nouveau  happening comme lorsqu’il s’était présenté à la présidence de France Télévisions, en 2015, face notamment à l'actuel patronne du groupe Delphine Ernotte et au sortant, le regretté Rémy Pfimlin. Le 27 mars, Cyril Hanouna s’était présenté au siège du CSA avec son chroniqueur Camille Combal, directeur de campagne improvisé, cinq minutes avant la clôture des inscriptions. Son slogan ? "La France Télévisions forte", en référence au slogan de Nicolas Sarkozy, en 2012.

Le cabinet de Rémy Pfimlin le qualifiait de "fou furieux"

"Je trouve qu’il allait trop loin dans le délire, mais il était vraiment impossible de l’en empêcher", raconte un ancien responsable des programmes de D8. "De toute façon, il préparait ces opérations sans nous prévenir », comme lorsqu’il avait fait le siège de TF1, quelques mois plus tôt, afin d’entrer dans la tour de la chaîne privée, à deux pas des studios de "Touche pas à mon poste". 


A l’époque, "les dirigeants de France Télévisions m’ont passé quelques coups de téléphone orageux pour me reprocher le comportement" de celui que le cabinet de Rémy Pflimlin qualifiait de ‘fou furieux’", se rappelle ce même dirigeant. Olivier Schrameck, le patron du CSA, serait alors intervenu auprès de Bertrand Méheut, PDG de Canal +, pour "mettre fin à cette mascarade."

Sa présence à l'Elysée fin 2015 dérange les politiques

La candidature sera finalement rejetée par la haute autorité de l’audiovisuel, le 16 avril 2015. La même qui aujourd’hui menace de lourdes sanctions la chaîne C8 suite aux dérapages répétés de l’animateur et de ses chroniqueurs dans "Touche pas à mon poste", ces derniers mois. Hanouna, candidat, un pur fantasme ?  Plutôt une manière d'assumer "ce côté banlieusard qui ne correspond pas aux codes de la bonne société", écrit René Chiche.


Dans son livre, l'auteur raconte comment plusieurs personnalités politiques, dont le président du Sénat Christian Poncelet et l’ancien ministre du Budget Eric Woerth, se seraient offusqués de la présence à l’Elysée de l’animateur, à l’automne 2015, lors de la remise de la Légion d’honneur à  Jean-Pierre Elkabbach et Ramzi Khiroun, conseiller d’Arnaud Lagardère, aujourd’hui après de Vincent Bolloré, le patron du groupe de de Canal+... et de l'animateur de C8.

Un slogan déjà tout trouvé ?

"Rien que pour emmerder les hommes politiques, Cyril pourrait leur balancer une candidature gaga dans les gencives. Et il y aurait du monde derrière lui, avec ses fans ou ses potes du showbiz, j’en suis convaincu", avance un ancien chroniqueur de TPMP. "Mais il ne veut pas qu’on l’accuse de se prendre pour le nouveau Coluche et il a peur de foutre le bordel dans le jeu démocratique, vu la situation du pays et les scores du Front  National", ajoute-t-il. On se rappelle, en effet, du coup de gueule de l'animateur après le gros score du parti de Marine Le Pen au premier tour des dernières régionales. Ses fans avaient alors crée un slogan prémonitoire : "2017. Evitez la rassra. Votez Hanouna."

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