Cyrille Eldin au "Petit Journal" : une rentrée sous haute tension

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PROVOC – Cyrille Eldin succèdera à Yann Barthès ce lundi aux commandes d'une version revisitée du "Petit Journal" sur Canal +. Alors qu'il est dans le viseur de certains fans du programme, il n'a pas hésité à balancer sur son prédécesseur.

C'est une mission périlleuse qui attend Cyrille Eldin ce lundi soir. Le journaliste prendra les commandes de la nouvelle version du "Petit Journal", émission emblématique de Canal+ présentée durant 12 ans par Yann Barthès parti rejoindre le groupe TF1. Une belle promotion pour l'ancien chroniqueur du "Supplément" et du "Grand Journal" qui pourrait rapidement prendre des allures de cadeau empoisonné. 

Car l'arrivée du nouvel animateur ne semble pas ravir tous les fans de l'émission désormais diffusée à 20 h 30. Fin août, alors que la page Facebook du "Petit Journal" changeait sa photo de profil et publie celle de Cyril Eldin, le nombre d'abonnés se mettait à chuter brusquement jusqu'à perdre 3 afficionados par seconde. Sur les réseaux sociaux, les commentaires contre Eldin ne manquent pas.

Depuis août, les critiques pleuvent

Salch, créateur des "Looks de merde", s'en est également pris au journaliste en l'accusant d'avoir pompé son style pour décrire son "look de rentrée" le 26 août sur les comptes Facebook, Twitter et Instagram du "Petit Journal".  Le dessinateur n’a visiblement pas apprécié qu’on s'inspire de son coup de crayon. "Gros pompage de fils de pute", a-t-il balancé-t-il sur Twiter.

Malgré ces coups durs, Cyril Eldin ne se dégonfle pas pour autant. En pleine promotion de sa nouvelle émission qui sera “plus proche du public” qu’avant, il n'hésite pas à balancer sur son prédécesseur dans une interview donnée au Monde. "Yann Barthès a toujours eu du style, de la finesse, de l’humour mais ça pouvait devenir avec le temps un poil moralisateur“, estime-t-il. “On était, dans Le Petit Journal, dans quelque chose où l’on pouvait stigmatiser, tourner en ridicule les uns, tenir à distance les autres", analyse-t-il. 

"Mais si on veut être plus proche des gens, il faut écouter davantage tout le monde, les militants du Front de gauche, du Front national (FN), essayer de comprendre…  Mon truc, c’est le terrain plutôt que de recevoir les gens depuis un fauteuil dans une situation confortable. Je cherche quelque chose d’un peu plus vrai, d’un peu plus transparent. Qui tourne un peu moins autour du montage”, poursuit-il. Dans cette petite guerre des égos, les audiences auront certainement le dernier mot…

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