Salvador Sobral, le gagnant portugais de l'Eurovision 2017, attend une greffe du cœur

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SANTÉ - Salvador Sobral a remporté samedi la 62ème édition de l'Eurovision avec sa douce chanson "Amor pelos dois", qui a ému plusieurs millions de téléspectateurs dans le monde. Tout comme la situation de ce chanteur sensible actuellement en attente d'une greffe de cœur, qu'il dédramatise.

Avec sa chanson "Amor pelos dois", Salvador Sobral a touché la planète entière à Kiev, en Ukraine, samedi lors de la finale de l'Eurovision 2017. Une performance qui a permis au Portugal de remporter le concours de chant pour la première fois de son histoire (avec 758 points). Mais la sensibilité et la douceur du jeune homme cachent quelque chose de moins réjouissant que cette victoire. 


Car le chanteur âgé de 27 ans est en attente d'une greffe de cœur : "Ma maladie, même si on ne peut pas la guérir totalement, c'est un petit problème, en vérité, certainement le seul que j'ai dans ma vie", avait-il confié lors d'une conférence de presse avant le concours essayant de dédramatiser sa sévère insuffisance cardiaque (son cœur est trop gros pour son corps), qui parfois l'affaiblit. Comme lorsque sa sœur a dû le remplacer lors des répétitions organisées au centre d'exposition international de Kiev avant la finale.

"Je n'aime pas les musiques 'fast-food' sans but, mes morceaux doivent avoir un sens, je chante avec mon cœur", avait-il encore assuré, avant de livrer une prestation douce, légère, intime. Et de déclarer en conférence de presse après sa victoire : "Ce prix va provoquer une certaine folie autour de moi, mais je sais que c'est éphémère. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de faire de la musique qui a du sens".


Si Salvador Sobral souffre, ça ne l'empêche pas de se soucier des autres. Et après sa demi-finale mardi dernier, il s'est présenté en conférence de presse avec un pull où figurait un message de soutien aux réfugiés : "Quand j'ai su que j'allais participer à l'Eurovision, j'ai tout de suite pensé à eux, parce qu'ils quittent leur pays pour échapper à la mort. Ces personnes ne sont pas de simples immigrés".

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