Faut-il regarder (ou pas) la saison 2 d'"Ainsi soient-ils" sur Arte ?

Faut-il regarder (ou pas) la saison 2 d'"Ainsi soient-ils" sur Arte ?

SERIE – La première saison d'"Ainsi soient-ils", sur Arte, avait connu un succès inattendu il y a deux ans. La série, qui raconte les questionnements de jeunes séminaristes en plongeant le téléspectateur dans les arcanes de l'Eglise d'aujourd'hui, revient jeudi 2 octobre pour une deuxième saison un peu décevante.

Oui, parce que cette saison aborde des questions profondes
Pendant les deux ans qui séparent les deux saisons, l'actualité a inspiré les scénaristes. Il y est question de Manif pour tous, de définir la position de l'église face aux homosexuels. Le premier épisode aborde d'ailleurs la sexualité des prêtres, lorsque l'intransigeant père Bosco oblige ses séminaristes à lui avouer s'ils ont déjà eu des relations sexuelles. Autre thème fort, la foi mise à l'épreuve par le corps qui lâche (José en fauteuil roulant, la tumeur du père Bosco).

Non, parce qu'on s'éloigne de la vie des séminaristes
La saison 1 présentait de jeunes séminaristes bien éloignés des gentils enfants de chœur auxquels on s'attendait. Sympathiques, naïfs ou tourmentés, ils n'en restaient pas moins de jeunes hommes tiraillés entre l'appel de la chair et l'exigence de la foi. En outre, le téléspectateur pouvait voir pour la première fois comment se déroule le quotidien au séminaire. Tout cela semble disparaître dans la nouvelle saison, au profit d'une intrigue plus terre-à-terre.

Oui, parce que Jacques Bonnaffé est un évêque épatant
Nouveau venu dans cette saison, Jacques Bonnaffé incarne Mgr Poileaux (!), monté de Limoges pour prendre la tête de la Conférence des Evêques de France, où il apparaît rapidement à côté de la plaque. L'excellent acteur arrive pourtant à lui donner assez de consistance pour qu'on se méfie des apparences. Citons aussi Corinne Masiero dans le rôle d'une infirmière qui apaise la douleur du père Bosco par son énergie naturelle : cette scène est d'une beauté et d'une émotion à couper le souffle.

Non, parce qu'il n'y a plus de suspense
Comme mentionné ci-dessus, les grands climax qui rythmaient la saison 1 se font longuement attendre dans la saison 2. Le téléspectateur étant friand de drames, voir José se faire tirer dessus est plus poignant qu'assister à sa rééducation. Et on se fiche complètement des problèmes d'argent du séminaire des Capuçins. Même Raphaël et Guillaume, de beaux personnages particulièrement bousculés il y a deux ans, ont l'air de faire de la figuration. Il faut chercher ses étonnements ailleurs.

Ainsi soient-ils, jeudi 2 octobre à 20 h 50 sur Arte.

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