Faut-il regarder (ou pas) "The Tree of Life" avec Brad Pitt, ce soir sur Arte ?

Faut-il regarder (ou pas) "The Tree of Life" avec Brad Pitt, ce soir sur Arte ?

NOTRE AVIS - Arte diffuse ce soir "The Tree of Life", la Palme d'Or 2011 signée Terrence Malick. Un film fleuve qui mêle questionnement métaphysique et drame intimiste, avec Brad Pitt dans l'un de ses meilleurs rôles. Metronews pèse le pour et le contre.

>> OUI, parce que c'est un film hors norme
Lors de la présentation du film à Cannes en 2011, les premiers spectateurs de The Tree of Life furent partagés entre l'émoi total et l'ennui le plus profond. L'énigmatique Terrence Malick – six films en 40 ans – y raconte l'histoire d'une fratrie texane, des années 1950 à nos jours, dont la vie sera bouleversée à jamais par la mort de l'un des trois garçons. Si l'on retrouve le style naturaliste de l'auteur des Moissons du ciel et de La Ligne Rouge, de surprenantes séquences sur la création – avec big bang, dinosaures et musique symphonique – viennent entrecouper la narration. Casse-gueule ? Pas pour le jury de Robert De Niro, qui lui remettra la Palme d'Or.

>> NON, parce qu'on se perd en chemin
Le souci, c'est qu'en voulant réaliser le grand écart entre questionnement métaphysique et fable intimiste, Terrence Malick ne parvient jamais à maintenir la tension dramatique de son œuvre, marquée par sa passion pour la théologie. Pendant plus de deux heures, on se gratte le cerveau pour faire le lien entre les pièces du puzzle... alors que les plus belles – les plus poignantes séquences sont les instants du quotidien – les repas, les jeux, les disputes – entre les parents et leur progéniture. Celles qui font écho, d'une façon ou d'une autre, à nos propres parcours.

>> OUI, parce que Brad Pitt y est formidable
Si The Tree of Life a révélé au grand public la splendide Jessica Chastain, aujourd'hui l'une des comédiennes les plus en vue à Hollywood, c'est Brad Pitt qui impressionne en chef de famille tour à tout aimant, brutal et désespéré. Si le compagnon d'Angelina Jolie a souvent épaté au cours de sa carrière en jouant les déjantés – L'armée des douze singes, Fight Club – sa performance est ici pleine de finesse, même si elle est parasitée par les élans mystiques de son réalisateur.

>> NON, parce que la fin est ridicule
Si le film tient sur un fil, en dépit de ses digressions spectaculaires, il se casse totalement la figure au cours des dernières vingt minutes, centrées sur le personnage du fils incarné, adulte, par le rebelle Sean Penn. Non pas que l'intéressé joue mal. Mais le cinéaste l'embarque dans un interminable épilogue mystique, au cours de laquelle tous les personnages du film – et les comédiens – se retrouvent sur une plage, dans une lumière immaculée. Si on a envie de croire en Malick, il n'est pas obligé de nous faire croire en Dieu à tout prix.

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