Fauve Hautot : "Grâce à Danse avec les stars, je suis devenue une femme dans mon métier"

Fauve Hautot : "Grâce à Danse avec les stars, je suis devenue une femme dans mon métier"

INTERVIEW - Elle est certainement la danseuse la plus populaire de l’émission de TF1. Lauréate de la saison 3 avec Emmanuel Moire, la pétillante Fauve Hautot succède à Shy’m et rejoint Jean-Marc Généreux, Chris Marques et Marie-Claude Pietragalla au jury de "Danse avec les stars". L’occasion de lui poser quelques questions, à quelques heures de la grande première de la saison 6.

Rejoindre le jury, après avoir dansé avec les candidats pendant cinq saisons, c’est une évolution naturelle ?
On peut dire ça. En avril dernier, j’ai eu une réunion avec les producteurs de l’émission qui m’ont proposé le job. Et j’ai dit oui tout de suite. Pour vivre une nouvelle expérience, parce que j’avais envie aussi de me mettre un vrai challenge. De me faire peur… et j’ai peur !

Vous ne craignez pas d’être frustrée en voyant les autres danser ?
Non parce que je vais quand même danser sur l’émission. Et puis bon, j’ai fait 5 saisons, avec 5 partenaires, je danse pas tous les jours, mais très souvent. Je sais faire. Alors que l’opportunité d’être juge sur une émission que je connais comme ma poche, ça ne se refuse pas !

Quel genre de juge allez-vous être ?
Je vais essayer d’être la même que dans la vie de tous les jours. Je suis quelqu’un de spontanée, nature. Si j’aime, je le dis. Si je n’aime pas… je le dis aussi ! Si j’ai envie de faire "waouh !", vous allez m’entendre (rires). Pour dire la vérité je me suis entraînée chez moi, en regardant les vidéos de l’émission et en faisant attention aux commentaires des autres membres du jury. Je pense être rigolote mais j’avoue que je n’ai pas le sens de la punchline comme Jean-Marc Généreux. Lui il est très fort !

Vous avez remporté la saison 3 avec Emmanuel Moire. Quel conseil pourriez-vous donner aux candidats de celle qui commence samedi soir ?
Là où l’émission est belle, c’est que c’est lui qui va se donner le plus qui sera récompensé. Si on est faux, pas sincère, ça ne marche pas. Et la télé ne ment pas, surtout lorsqu’on suit un candidat pendant plusieurs semaines. D’après ce que j’ai pu voir ou entendre, le niveau est assez égal cette saison, personne n’est à la traîne. Tout le monde peut sortir une grosse prestation et progresser.

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Vous allez aussi juger vos copains danseurs. C’est ça le plus dur, non ?
L’idée, c’est d’avoir une véritable interaction parce que je les connais par cœur. Christophe Licata, c’est mon meilleur pote. Si je ne parvenais pas à rigoler avec lui, ce serait dommage. Même chose avec Maxime. C’est quelqu’un qui a une forte personnalité et s’il me tacle, ce sera drôle, justement parce qu’on est potes !

Parlez-moi un peu de vous. DALS, c’est une émission qui a changé votre vie, non ?
Absolument. Qui a la chance, à 24 ans, de participer à une machine pareille ?
La première saison, c’était particulier. On est une gamine, on vous met dans un truc grandiose. Du jour au lendemain c’est terminé, ça fait un choc. A la deuxième saison, on comprend le cheminement et la fin est beaucoup moins sèche, ça devient un métier. C’est vrai aussi qu’on me reconnaît dans la rue, et c’est très chouette parce que les gens sont hyper gentils. Mais surtout je suis devenue une femme dans mon métier. Je n’ai plus peur de grand chose, en danse, en chorégraphie. J’ai sans cesse envie de tenter, de créer des choses.

"J’étais persuadée de ne plus jamais pouvoir danser"

En 2013, vous vous êtes blessée au genou sur un tournage. Comment avez-vous vécu cette période sans danser ?
Je me suis arrêtée 8 mois. Avec le recul c’était une expérience dure, mais belle. J’ai du patienter, réapprendre, j’ai compris ce que ça voulait dire de ne plus pouvoir faire son métier. Surtout que je ne suis pas en sucre, je ne m’étais jamais vraiment blessée auparavant. Mais quand on n’a plus de ligament… on n’a plus ligament ! A l’époque j’ai pleuré, pleuré… J’étais persuadée de ne plus jamais pouvoir danser.

Vous vous rappelez le jour où vous êtes remontée sur scène ?
Oui, c’était sur la tournée d’été de TF1, j’étais une furie ! Puis quand je suis revenue sur la saison 5 de Danse avec les stars, j’avais envie de tout faire péter ! Mais la vérité c’est que je ne danse plus comme avant. J’adapte. Ca reste un genou opéré. J’ai une broche, je peux faire moins de contemporain. Mais ce n’est pas grave. Vous savez, à partir d’un certain âge, un danseur est plus fluide, plus doux, plus intérieur. Moi depuis ma blessure, je ne suis plus dans le feu d’artifice permanent.

Vous avez fait vos débuts d’animatrice télé sur Gulli. On vous a également vu dans "Fort Boyard". La télé, c’est un nouveau métier pour vous ?
C’est du test. Je n’ai jamais fait d’études et mon école, c’est la vie. On me donne une opportunité d’apprendre, je la saisis. Après je m’en fiche du qu’en dira-t-on ? Je ne suis pas dans le calcul, dans l’idée de carrière. Peut-être que je le referai, ou pas. La critique est facile, mais moi je ne suis tellement pas là-dedans. Vous n’aimez pas ? Allez-y, parlez ! (rires)
 

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