"Homeland" : on a regardé le premier épisode de la saison 6

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CRITIQUE - La saison 6 de "Homeland" débutait ce dimanche 15 janvier sur Showtime aux Etats-Unis, avec le retour de Carrie sur le sol américain. Un premier épisode assez lent, mettant doucement en place les enjeux de la nouvelle intrigue.

L'élection présidentielle américaine a chamboulé les plans de Showtime. Si les cinq premières saisons d'Homeland étaient toutes diffusées dès le mois de novembre, les fans ont dû attendre ce dimanche 15 janvier - 2 mois plus tard - pour suivre le sixième chapitre de la série américaine. Alex Gansa, co-créateur et showrunner, et la chaîne américaine ont retardé la diffusion des nouveaux épisodes, pour coller au mieux à cette actualité : l'intrigue de cette nouvelle saison se déroule entre le jour de l'élection et l'inauguration du nouveau chef du pays.

Tout au long de son existence, de ses premières secondes à aujourd'hui, Homeland a toujours cherché à être pertinent avec les événements mondiaux, et notamment la menace terroriste. L'arrivée de la saison 6 en janvier, à quelques jours de l'inauguration présidentielle est donc logique. Petit problème : comme beaucoup d'Américains, Alex Gansa était persuadé qu'Hillary Clinton serait élue à la tête des Etats-Unis, et a fait élire une femme dans les nouveaux épisodes de la série. Le 8 novembre dernier, Donald Trump gagne les élections et le tournage a déjà commencé, trop tard pour tout changer.

De l'ennui et quelques sursauts

Dans une interview accordée au Hollywood Reporter, Gansa confie qu'il a peur qu'Homeland perde en pertinence après ça, mais rappelle qu'il ne s'agit que d'une fiction. Une histoire qui voit Carrie revenir sur le sol américain après Berlin (saison 5) et le Pakistan (saison 4). Elle n'est plus espionne et passe le plus clair de son temps à rendre visite à Peter Quinn à l'hôpital, dont les fonctions motrices et intellectuelles sont grandement diminuées après l'attaque au gaz dont il a été victime à Berlin. Cette intrigue occupe une grande partie de ce premier épisode et il ne passionne pas vraiment. Quinn est sur les nerfs, Carrie ne comprend pas pourquoi, et Quinn est d'autant plus énervé. 

De mauvaises fréquentations le sortent de l'hôpital et il se fait détrousser dans un bordel, avant que Carrie ne le retrouve. A la fin de l'épisode, il vit dans un appartement qui appartient à l'ancienne espionne de la CIA. Voilà. Fort heureusement, le reste de l'épisode relève le niveau, avec la première apparition d'Elizabeth Keane, la présidente élue des Etats-Unis, et Dar Adar commence ses manigances dans le dos de Saul avec le General Jamie McClendon (un nouveau personnage incarné par Robert Knepper.

Décollage imminent

Mais "Fair Game", titre de ce premier épisode de la saison 6, pose un début d'enjeux avec Sekou Bah ( J. Mallory McCree), un jeune musulman accusé d'apologie au terrorisme, qui va être pris en charge par Carrie. Elle travaille aujourd'hui pour une fondation qui vient en aide aux musulmans qui se retrouve injustement du mauvais côté de la loi. Le FBI est sur les traces du jeune américain, qui prend des vidéos dans lesquelles il retrace l'histoire du terrorisme sur le sol états-unien. Sekou Bah se défend en affirmant qu'il utilise son droit à la liberté d'expression.

Homeland reste pertinente dans l'histoire qu'elle veut raconter dans cette saison 6, avec le contexte actuel dans lequel se trouvent les Etats-Unis et la menace terroriste qui plane sur le monde. Et si la série nous avait habitués à un meilleur démarrage, elle a toujours su se renouveler au bon moment pour passionner les fans. Et nous sommes sûrs : ce sera le cas de cette saison 6.

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