Jean-Michel Aphatie, sur Europe 1 : "Le pire c'est d'être aimé par tout le monde"

Jean-Michel Aphatie, sur Europe 1 : "Le pire c'est d'être aimé par tout le monde"

INTERVIEW – C'est une rentrée sous le signe de la nouveauté. Après avoir été débarqué de RTL et du "Grand Journal" de Canal+, Jean-Michel Aphatie rebondit sur Europe 1 où il anime avec Maxime Switek la grande tranche d'info quotidienne. Rencontre avec un journaliste qui ne manie pas la langue de bois.

Comment se passent vos débuts à "Europe Midi" ?
Beaucoup mieux que je ne l'aurais imaginé. Tout d'abord parce que c'est un nouvel exercice pour moi et je n'étais pas sûr que ça me plairait. Mais après deux semaines, je suis rassuré car je trouve ça fabuleux à faire. Je me lève à 5 heures du matin, je fais mon marché en écoutant la radio et en lisant les journaux. A partir de 8 h 30, on construit le journal, puis on l'écrit avant de le dire à l'antenne. C'est excitant, amusant et stressant aussi car pendant ce temps on a le sentiment que la terre s'arrête de tourner.

Étiez-vous étonné que RTL ne renouvelle pas votre collaboration ?
Oui, car je ne m'y attendais pas (Rires). Ça faisait 12 ans que j'étais à l'antenne et je me sentais très impliqué. Evidemment ce n'est pas très agréable mais c'est la vie professionnelle. Je ne suis propriétaire de rien. Quand le patron d'une entreprise vous dit stop, on n'y peut rien.

Pourquoi avez-vous démarché Europe 1 ?
Comme les propositions de RTL ne me convenaient pas, j'ai appelé Nicolas Escoulan, le directeur de la rédaction d'Europe 1, pour lui dire que j'étais libre et disposé à faire un édito politique. Mais il m'a répondu qu'il avait une autre idée pour moi.

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Vous avez récupéré le poste de Wendy Bouchard, qui a refusé de présenter la tranche avec vous. Ça n'a pas été trop tendu avec elle ?
Non, ça s'est bien passé. Et je comprends sa démarche : elle a incarné "Europe Midi" pendant 2 ans, et elle n'avait pas envie de partager. Je n'ai pas d'élément pour vous en dire davantage car ça ne me concerne pas directement.

Vous avez également connu une fin de saison mouvementée en quittant Canal+ après 9 ans...
Ce n'est pas vraiment la même chose car sur Canal+ j'étais chroniqueur et c'est une situation précaire. Chaque saison on se demande si on va revenir à l'antenne. Mais déjà au départ de Michel Denisot, j'avais dit au producteur du "Grand Journal", Renaud Le Van Kim, qu'il y avait une certaine logique à ce que je parte moi aussi pour renouveler un peu la formule. Pour cette saison, de l'avis général et du mien, il fallait tourner la page.

Que pensez-vous de la nouvelle formule du "Grand Journal" avec Maitena Biraben ?
Je trouve que Maïtena est à la hauteur de ce qu'on connaît d'elle. Elle a vraiment de la présence. Après, je trouve que le plateau est un peu faible. Il manque dans l'équipe des chroniqueurs quelqu'un de vraiment fort et sérieux pour l'épauler.

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Que pensez-vous des méthodes de management de Vincent Bolloré qui a fait le grand ménage à Canal+ ?
Un patron qui veut s'occuper de sa propriété, c'est légitime. Après, je suis étonné de la déstabilisation en chaîne qu'il provoque. Peut-être qu'il a raison, mais ça, ce seront les audiences qui le diront. Modifier "Le Grand Journal", je peux le comprendre mais tout changer en même temps, c'est curieux. Je ne sais pas si ses choix découlent d'une volonté d'imposer quelque chose ou d'une véritable politique éditoriale.

Que souhaitez-vous apporter aux auditeurs d'Europe 1 ?
Un ton. Dire les choses, et être assez direct. La pire des choses ce serait d'être aimé par tout le monde.

"Europe 1 Midi", du lundi au vendredi de 12 heures à 14 heures.

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