Julien Lepers réclame 3,4 millions d'euros au producteur de "Questions pour un champion"

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CONTRE-ATTAQUE - L'ancien animateur phare de France 3 contestait ce jeudi, devant le conseil de prud'hommes de Paris, les conditions de son éviction de l'antenne il y a deux ans. Son avocat a réclamé des indemnités à la société FremantleMedia pour licenciement "sans cause réelle et sérieuse" et préjudice d'image et discrimination, rapporte "Le Parisien", qui a assisté à l'audience.

Il n'aime plus en parler dans les médias. La semaine dernière encore, il demandait à Philippe Vandel sur Europe 1 d'"arrêter" et de "tourner la page". Julien Lepers a préféré garder ses mots pour le conseil des prud'hommes à Paris où il a retrouvé, jeudi, son ancien employeur. L'animateur qui, pendant 28 ans, a fait deviner des réponses sur ses petites fiches jaunes dans "Questions pour un champion", contestait son éviction soudaine, fin 2015, de l'émission culte dont il était le visage emblématique. Sa dernière émission, enregistrée, avait été diffusée quelques semaines plus tard. "C'est un licenciement abusif en plein mois de février où l'on a attendu le lendemain de l'enregistrement de 42 émissions pour me dire que c'était fini. Je n'ai même pas pu dire au revoir aux 2,2 millions de téléspectateurs qui me regardaient", a-t-il lâché en fin d'audience.

Julien Lepers et son avocat ont ainsi réclamé 3,4 millions d'euros à la société FremantleMedia, qui l'employait, pour licenciement "sans cause réelle et sérieuse" mais aussi "pour préjudice d'image et discrimination", rapporte Le Parisien, qui a assisté à l'audience. Deux versions s'opposent, chacune avec leurs arguments. Le conseil de l'animateur, Me Pierre-Olivier Lambert, a dénoncé "la technique de cow-boy" de la société qui s'est appuyée sur "une baisse d'audience et le fait que Julien Lepers n'incarnait plus la ligne éditoriale, était devenu ringard". "Mais ce ne sont pas des motifs juridiques. Le dossier est vide", a-t-il poursuivi.

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A coups de chiffres, le conseil de Fremantle a lui détaillé la chute d'audience et a cité un rapport sur l'émission selon lequel "le présentateur était jugé trop rapide, stressant, ringard, lourd". "Je n'ai pas d'obligation d'audience dans mes contrats", s'est défendu Julien Lepers qui a affirmé que "trois quarts des choses" avancées par la défense étaient "fausses". Le conseil des prud'hommes tranchera le 5 avril sur la véracité des faits exposés par les deux parties.

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