La quenelle mal digérée du "Petit journal" de Canal +

La quenelle mal digérée du "Petit journal" de Canal +

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POLÉMIQUE - Le CSA ne digère toujours pas la quenelle d'un spectateur du "Petit journal". Canal +, tenue responsable du contenu de ses programmes, a ainsi reçu une mise en garde.
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Le Petit Journal du 12/11 - La quenelle
Yann Barthès avait déjà présenté ses excuses auprès des téléspectateurs de Canal +, mais en vain. Le 11 novembre dernier, un jeune homme, présent dans le public du Petit journal, avait fait à plusieurs reprises une quenelle alors qu'il était face caméra. "Une excuse s'impose. Le Petit Journal s'est fait troller par un quenelliste. Traduction : un mec dans le public a fait un geste de reconnaissance... limite. Il l'a fait 16 fois, beaucoup, pendant toute l'émission. Geste insidieux et très réfléchi qu'il a fait plusieurs fois'', avait expliqué Yann Barthès, avant d'ajouter : ''On s'en veut de n'avoir rien vu. (...) Nous vous présentons toutes nos excuses pour cette intrusion visuelle nauséabonde", avait insisté l'animateur.
 
Une émission enregistrée une heure avant

Alors que la polémique était tombée aux oubliettes, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel met à présent en garde Canal +. "Le présentateur n'a pas réagi alors que la diffusion de l'émission n'a pas eu lieu en direct mais une heure après son enregistrement, laissant ainsi les téléspectateurs observer l'auteur de ce geste que celui-ci a pratiqué à l'antenne à treize reprises'', a déclaré dans un communiqué le CSA. 
 
"L'article 7 de la convention conclue entre le Conseil et Canal+ prévoit que 'la société est responsable du contenu des émissions qu’elle diffuse'. Son article 10 précise que 'la société veille dans ses émissions (...) à ne pas encourager des comportements discriminatoires en raison de la race, du sexe, de la religion ou de la nationalité et à promouvoir les valeurs d'intégration et de solidarité qui sont celles de la République (...)'", a précisé le Conseil Supérieur de l'audiovisuel, qui considère que " la diffusion de ces images constituait un manquement à ces stipulations et aux principes dont elles font application".

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