"La Quotidienne" (France 5) - Maya Lauqué : ''J'avais envie de sortir d'une table de news''

"La Quotidienne" (France 5) - Maya Lauqué : ''J'avais envie de sortir d'une table de news''

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PORTRAIT – A l'heure où les autres chaînes ont misé sur des jeux ou de l'information, France 5 propose tous les jours, à 11h45, ''La Quotidienne''. L'émission de consommation gagne progressivement ses galons sur la chaîne du service public. Metronews a rencontré Maya Lauqué, qui est aux commandes du programme aux côtés de Thomas Isle.

Des applaudissements envahissent le studio. De la musique et des rires incessants résonnent jusque dans les loges. ''C'est l'anniversaire de Thomas !'', révèle Maya Lauqué, tout sourire, qui vient d'achever l'enregistrement d'un numéro de La Quoditienne, le magazine de consommation de France 5, lancé à la rentrée. Cette bonne humeur entre l'équipe du programme et les chroniqueurs à l'antenne, n'est donc pas un leurre. ''La mayonnaise a très vite pris entre nous. On s'est vu avant de tourner le pilote. On a dîné ensemble et on a appris à se connaître en dehors de l'émission. On se marre tous les matins quand on se retrouve, il y a un esprit de groupe'', explique l'animatrice, qui n'est pas une inconnue du grand public.

Les téléspectateurs les plus attentifs ont notamment pu voir la jeune femme distiller l'information sur le plateau d' i>Télé. Mais Maya Lauqué a beaucoup d'autres cordes à son arc. ''Avant La Quotidienne , j'ai fait quasiment 8 ans d'info. J'ai aussi travaillé pour des chaînes sportives. J'ai même fait de la danse'', révèle-t-elle. La silhouette longiligne de la journaliste n'a donc rien d'étonnant. ''J'ai été admise à l'Opéra de Paris à l'âge de 9 ans. C'était un peu l'événement à Bayonne et j'ai été interviewée par le journal Sud-Ouest. Dès que je suis entrée dans les locaux de la rédaction, j'ai été absolument fascinée par l'ambiance, le bruit et les journalistes tapant leurs articles. J'ai intégré finalement le journal à 18 ans'', raconte-t-elle des étoiles encore plein les yeux.

La petite émission qui monte

Cette dernière abandonnera ses pointes et ses tutus à 17 ans, par peur de ''la vie d'ascèse'' que propose l'univers de la danse classique. ''Je ne regrette pas d'avoir eu la curiosité d'aller découvrir autre chose. La télé en direct, du point de vue des sensations, peut se rapprocher d'une scène et d'un spectacle de danse. Malgré tout, il y a une forme de cohérence'', avoue-t-elle. Après plusieurs années à présenter des journaux d'information, la belle se retrouve sur France 5. ''J'avais envie de rejoindre la chaîne depuis des années. Elle fait de la belle télé et j'en suis une téléspectatrice depuis très longtemps. J'ai foncé sur l'occasion'', explique Maya Lauqué, qui forme un duo de choc avec Thomas Isle. ''J'avais envie de sortir d'une table de news et de pouvoir travailler avec des chroniqueurs dans un esprit de bande. De plus, nous décidons nous-même du programme que l'on met à l'antenne, en fonction des centres d'intérêt des téléspectateurs. On crée notre actualité'', précise-t-elle.

Et la formule séduit, avec en moyenne 150 000 téléspectateurs, alors que les premières semaines de diffusion n'avait drainé que 88 000 personnes. ''De plus en plus de gens viennent nous voir. On a parfois des pics jusqu'à 300 000 personnes. On a atteint une semaine à 2% de parts de marché. L'évolution se fait naturellement'', explique la jeune femme, qui a récemment remplacé provisoirement Anne-Sophie Lapix à la présentation de C à vous .

Une communauté de téléspectateurs

La raison de ce succès grandissant ? La bonne humeur et les conseils donnés à l'antenne.''On rit entre nous, mais les téléspectateurs se sentent intégrés à l'équipe. Ils viennent nous voir pour ce qu'ils peuvent apprennent et pour le ton qu'on peut amener à un moment de la journée où on a envie de légèreté'', selon Maya Lauqué, qui propose chaque jour des conseils et astuces pour la vie quotidienne, entourée également d'un expert juridique, Gérard Michel, ou d'une spécialiste de la nutrition, Charlotte Savreux. De nombreux reportages viennent aussi enrichir des contenus appelant à la solidarité. ''On voulait créer une communauté, qu'il y ait un réseau d'entraide. Elle est en train de prendre de l'ampleur sur la plateforme de l'émission et notre compte Twitter'', se félicite la journaliste. Un ambiance familial bien loin des guerres d'audience que peuvent se livrer les autres émissions du PAF.

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