"Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire" : que vaut la nouvelle série de Netflix ?

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CRITIQUE - Netflix lance sa nouvelle série "Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire", ce vendredi 13 janvier. Une adaptation des romans jeunesse de Daniel Handler (qui utilise le pseudonyme de Lemony Snicket) qui devrait beaucoup plaire. Nous, on est conquis.

Faut-il regarder Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire, qui débarque ce vendredi 13 janvier sur Netflix ? La plateforme de vidéos à la demande a une drôle de façon de nous dire de nous éloigner, d'abord avec son fabuleux générique "Look away, look away" ("Eteins la télé, éteins la télé", pour la version française) chanté par Neil Patrick Harris, mais aussi avec les avertissements de Lemony Snicket (incarné par Patrick Warburton), le narrateur de cette histoire. C'est simple, il nous prévient : le récit qu'on s'apprête à entendre ne finira pas bien pour les pauvres enfants Baudelaire. Aucun échappatoire possible, aucun happy ending à l'horizon. 

Dans cette adaptation des romans de jeunesse "Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire", écrits par Daniel Handler, qui utilise ce pseudonyme de Lemony Snicket,  Violet (Malina Weissman), Klaus (Louis Hynes) et  Prunille (Sunny, en anglais), leur petite soeur aux dents acérées, deviennent orphelins du jour au lendemain après la mort de leurs parents dans un incendie qui a ravagé leur immense maison. Ils doivent s'installer chez le membre de la famille le plus proche encore en vie : le Comte Olaf (Neil Patrick Harris). Les malheurs s'enchaînent, et ce sinistre comédien de théâtre va leur en faire voir de toutes les couleurs et va courir après leur très grande fortune.

Un univers aussi inquiétant que poétique

Malgré leur optimisme permanent, les trois jeunes enfants vont vivre de nombreuses désastreuses aventures, tout en imaginant que l'avenir sera meilleur... Mais Lemony Snicket nous a prévenus : il ne faut pas y compter. La série de Netflix, contrairement au film, est fidèle à l'univers désespéré imaginé par Daniel Handler (qui a écrit plusieurs épisodes, et composé la musique du générique). Et l'une de ses premières belles réussites est l'intégration de Snicket au récit. Il n'est pas qu'une voix-off qui nous introduit les événements, il fait partie intégrante de l'histoire. Mais malgré ses propos inquiétants et son pessimisme, la série nous offre de nombreux moment d'humour, de belles séquences de poésie et de fantastiques idées de mise en scène.

On pense évidemment à l'univers de Tim Burton, mais aussi à celui de Pushing Daisies, série de 22 épisodes, bien trop méconnue créée par  Bryan Fuller. Neil Patrick Harris fait un comte Olaf parfait, sans trop forcer le trait. Ses mimiques sont drôles et parfois même inquiétantes. Bémol cependant sur les enfants qui manquent peut-être un peu de personnalité, et un peu trop étouffés par tout ce qui se passe autour d'eux. On ne s'ennuie jamais devant Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire, et la série est suffisamment divertissante, intelligente et inventive pour qu'on se laisse rapidement prendre au jeu.

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