"Les Grands" : notre avis sur la nouvelle série signature d'OCS

TÉLÉ
CRITIQUE - OCS lance ce jeudi 3 novembre "Les Grands", sa nouvelle série produite par Raphaël Rocher et Henri Debeurme (Lazy Company). Elle suit sur 10 épisodes des collégiens dont le quotidien est perturbé par l'arrivée d'un distributeur de préservatifs. LCI a pu voir cette nouvelle comédie et vous livre son avis très enthousiaste.

Quelques mois après Irresponsable , diffusée le 20 juin dernier, OCS frappe encore avec Les Grands, une nouvelle comédie française très réussie qui débute ce jeudi 3 novembre à 20h40 sur OCS City. Oubliez le monde adulte, la série nous amène cette fois au collège, où quatre collégiens, Hugo (Théophile Baquet), Ilyès (Sami Outalbali), Avril (Pauline Serieys) et Boogie (Grégoire Montana-Haroche), entrent en 3ème et s'apprêtent à vivre une année très différente des précédentes. 


La mise en place d’un distributeur de préservatifs dans les toilettes va venir bouleverser leur année, alors que le principal (incarné par Laurent Bateau) explique qu'un quart des élèves fera l’amour pour la première fois cette année-là. Et l'arrivée d'une nouvelle élève : MJ (Adèle Wismes), va changer beaucoup de choses pour nos jeunes héros. Entre découvertes sexuelles, recherches d’identité, histoires d’amour et d’amitié...

Un sujet intemporel

Authenticité, justesse, sensibilité, émotions, voilà les mots qui peuvent définir Les Grands, le portrait d'une jeunesse en pleine recherche de repères, alors qu'une nouvelle ère s'offre à eux. Ce petit objet qu'est le préservatif vient jouer avec leur esprit, leur permet de fantasmer, de rêver, d'imaginer une première fois,  parfaite ou imparfaite, peu importe, tant qu'ils font partie de ce quart de chanceux élèves. La série n'hésite jamais à mélanger la comédie et le drame, comme un symbole d'une adolescence  où rien n'est immuable. Cette période un peu instable où on se cherche, où il est bon ton de défier l'autorité pour s'affirmer.


Mais la poésie et la musique s'invitent aussi chez ces Grands, l'émotion, les rires, les doutes et les peurs s'enchaînent comme des notes pour nous offrir une belle partition constituée par Benjamin Parent et Joris Morio,  les deux créateurs. Les influences sont évidentes : De Skins à Angela 15 ans, en passant par Freaks and Geeks de Judd Apatow. Mais ce qui fait la force de la série c'est sa singularité et sa particularité à piocher chez ses ainés sans jamais copier. Elle raconte sa propre histoire, dévoile son propre univers intemporel. Seul petit défaut, qui n'entache cependant pas cette belle oeuvre sensible : une année entière est retracée en seulement 10 épisodes, ce qui rend le récit -un peu - décousu par moments.

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