Marc-Olivier Fogiel : "'Le Divan' n'a rien à voir avec une thérapie"

Marc-Olivier Fogiel : "'Le Divan' n'a rien à voir avec une thérapie"

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INTERVIEW - Après quatre ans d'absence, Marc-Olivier Fogiel fait son grand retour ce mardi sur France 3 aux commandes du "Divan". L'animateur de RTL reprend les rênes de la mythique émission d'Henri Chapier qu'il revisite à sa façon. Chaque semaine, un invité prestigieux viendra s'allonger pour livrer des confidences personnelles. Et c'est Fabrice Lucchini qui ouvre le bal.

Pourquoi avez-vous accepté de reprendre les rênes du Divan ?
La proposition de France 3 était très séduisante car elle s'inscrivait dans un registre très différent de ce qui se fait aujourd'hui. Je n'avais pas envie de faire de la télé pour faire de la télé car la radio me passionne et ma vie familiale m'épanouit complètement. Mais une émission comme Le Divan est un luxe que j'aurai eu tort de le refuser.

Mais vous n'avez signé que pour 20 numéros...
Je ne vis pas cela comme un retour à la télévision, donc j'ai voulu que l'émission soit limitée dans le temps. Je n'avais pas envie de m'engager pour plus car je ne veux plus faire de la télé à un rythme effréné comme j'ai pu le faire avant.

On vous a souvent reproché votre style d'interview très agressif. Dans Le Divan, vous êtes très à l'écoute...
Tout d'abord, je ne suis plus le même qu'il y a 20 ans. Mais c'est vrai que ce qu'on a retenu de moi, ce sont mes interview cash. Ma principale qualité à l'époque, c'était l'écoute mais mon principal défaut c'était de donner l’impression que je n'écoutais pas. Le Divan est en cohérence avec ce que je suis aujourd'hui, même si je vais aussi chercher l'invité de façon plus frontale.

"Moi aussi je suis passé sur le divan" 

Avez-vous apporté des modifications par rapport au format original ?
Oui, c'est un programme librement adapté de l'émission de Henri Chapier qui ne durait que 26 minutes à l'époque. C'était une conversation débridée qui démarrait avec la même question "Quel enfant étiez-vous à 7 ans ?". Là, l'émission dure 90 minutes et elle est plus structurée : il y a différents chapitres, des images et même des invités, mais qui ne sont pas en plateau.

On a le sentiment que vous êtes assagi. Le fait d'être père change-t-il les perspectives ?
Oui, bien sûr mais l'un nourrit l'autre. C'est parce que j'ai changé et que j'ai pris de l'âge que j'ai eu la capacité de devenir père. Ce n'est pas le fait d'être père qui m'a changé, c'est parce que j'ai travaillé sur moi-même que j'ai pu le devenir. Avoir deux enfants ça me donne une autre expérience de la vie .

Vous-même êtes passé sur le divan. Et vous n'avez jamais eu honte de le dire.
Moi qui suis plutôt avare de confidences personnelles j'ai dit très tôt que je faisais une analyse car justement ce n'est plus un tabou. Je l'ai fait pour dire à quel point ça pouvait être utile et que moi, ça m'avait aidé. Mais tout le monde n'est pas fait pour l'analyse. En revanche, Le Divan n'a rien à voir avec le travail thérapeutique pour lequel j'ai un grand respect.

"J'ai décidé d'arrêter la télé avant l'overdose"

Votre premier invité est Fabrice Luchini. Qui va également passer sur votre Divan ?
Je vais recevoir des personnalités aussi variées qu'Eric Dupont Moretti, Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon, Luc Besson, Anne Hidalgo, Thierry Ardisson, Josianne Balasko, Marc Lavoine ou encore Michel Sardou. Je ne cherche pas à faire des coups ou à aller vers l'inaccessible mais vers des gens qui ont une forte personnalité.

Recevoir Thierry Ardisson, qui a longtemps été votre ennemi, c'est assez inattendu ?
Avant d'être ennemi on était ami. Je suis même allé plusieurs fois chez lui à la campagne avant qu'on se brouille. C'est lui qui est venu me voir à la soirée d'anniversaire de Canal+. On s'est salués et on a enfin reparlé. C'est quelqu'un qui a eu un parcours incroyable et j'en ai donc profité pour l'inviter. J'avais envie d'explorer son parcours atypique.

Pourquoi avez-vous arrêté la télévision ?
J'ai décidé d’arrêter avant l'overdose. J'ai stoppé la machine médiatique qui était en train de s'emballer car je n'avais pas envie de devenir quelqu'un que je n'étais pas. J'ai arrête cette course folle et je me suis offert le luxe d'avoir une autre vie professionnelle à la radio. Aujourd'hui je ne suis que dans le plaisir.

Le Divan de Marc-Olivier Fogiel, mardi à 23 h 05 sur France 3.
RTL Soir, du lundi au jeudi, de 18 heures à 20 heures.

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