Marine Delterme : "Alice Nevers parle à plusieurs générations de femmes"

Marine Delterme : "Alice Nevers parle à plusieurs générations de femmes"

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INTERVIEW - "Alice Nevers, le juge est une femme" est de retour. Ce jeudi 10 avril à 20h55, TF1 diffusera la 11e saison de la série policière. Dans ces nouveaux épisodes, l'héroïne a des petits soucis avec la justice. L'occasion de poser quelques questions à son interprète, la comédienne Marine Delterme.

Dans quel état d'esprit avez-vous abordé le tournage de cette nouvelle saison ?
J'étais plutôt excitée. TF1 nous a fait confiance car pour la première fois, la chaîne a commandé dix épisodes. Ce qui est énorme ! Je savais qu'on allait donc pouvoir développer davantage la vie privée du personnage et qu'il y aurait encore plus de place pour tricoter de belles histoires. Mon personnage est enfin en couple avec le commandant Marquand ( Jean-Michel Tinivelli). On était impatient d'avancer dans cette histoire d'amour. A partir du moment où ils sont ensemble, il y a beaucoup d'écueil et de choses à traverser, la relation devient très passionnelle. Cette saison, il y a également l'arrivée d'une nouvelle génération de metteurs en scène issus de l'école de Luc Besson. C'est une série, qui existe depuis presque onze ans et qui, à chaque fois, mute et évolue.

Comment votre personnage va-t-il évoluer au fil des épisodes ?

Sur le plan professionnel, Alice Nevers est accusée d’avoir aidé Mathieu, le père de son fils, à s’enfuir avec des diamants volés. Elle n'est donc plus la bienvenue au palais de justice. Sur le plan personnel, elle est prête à vivre son histoire d'amour avec Marquand, mais ça ne sera pas si facile. Pour la première fois, elle aura une rivale, voire deux. Marquand va retrouver sa fille de 20 ans, qui va prendre beaucoup de place et dont il ne connaissait pas l'existence. On va aussi découvrir la mère de cette dernière, qui voudra le reconquérir. Il y a beaucoup plus d'enjeux, plus de femmes dans cette saison !

Au bout de onze ans, qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre rôle ?

C'est un rôle magnifique parce que c'est une vraie héroïne comme beaucoup de femmes dans le quotidien. Elle doit vivre avec son travail et le métier de juge représente beaucoup de responsabilités. Elle doit concilier en même temps sa vie amoureuse et sa vie de famille. C'est une femme moderne, qui met toute l'énergie qu'il faut pour garder la tête haute et avoir un peu de panache et d'humour par rapport aux situations.

"J'ai en commun avec Alice la curiosité de l'autre"

Partagez-vous des points communs avec Alice ?

Je participe bien sûr à l'écriture de mon personnage pour le rendre le plus sensible et parfois le plus proche de moi. J'ai en commun avec Alice Nevers cette forme d'écoute, de curiosité de l'autre. J'essaie de comprendre la misère humaine et la détresse. Je suis assez généreuse comme mon personnage. J'ai aussi en commun ce côté obsessionnel. J'essaie toujours d'aller plus loin, ce qui peut être un peu fatigant (rires). Dans la série, j'amène aussi cette énergie et cette envie d'avancer.

Comment avez-vous vécu l'arrivée de nouveaux personnages comme le lieutenant Noah incarné par Ahmed Sylla ?

C'est un comique qui vient de l'émission On n'demande qu'à en rire sur France 2. Il est très drôle ! Il apporte vraiment une bouffée de fraîcheur. Dans cette série, il y a beaucoup d'émotions avec les enquêtes, mais on oxygène toujours avec une part de dérision. C'est important et la série le fait depuis des années. Il y a aussi Guillaume Carcaud, qui joue mon greffier, et Victor Lemonnier, qui est un comique de profession.

Dans la série, vous êtes très proche du personnage de Marquand. Est-ce également le cas durant le tournage avec l'acteur  Jean-Michel Tinivelli ?

Le duo Marquans-Alice Nevers est vraiment l'une des clés du succès de la série. La magie avec les duos, c'est que ça marche ou pas ! Avec Jean-Michel, il y a tout de suite eu une entente. On est aussi comme chien et chat, on est complètement opposé ! Sur le tournage, on est très proche, comme dans la série. Mais on peut autant s'engueuler et ne pas se supporter que se réconcilier (rires). C'est un peu électrique, mais c'est comme ça !

"Je suis comme une copine qui se dépatouille avec les problèmes du quotidien !"

Comment expliquez-vous le succès et la longévité de ce programme ?

A l'époque, Takis Candilis, le patron de la fiction sur TF1, m'a dit : ''En télé, tu verras, les téléspectateurs ont du nez. Ça passe ou pas, comme une greffe. Ne te formalise pas s'il y a un rejet. Si ça prend, c'est miraculeux''. On a commencé avec peu de diffusions et on a beaucoup muté. Il y a quelques années avec l'arrivée des Américains, on est passé au format de 52 minutes. Même les acteurs ont changé de look. Toutes ces transformations successives ont renouvelé le programme. Sans parler du fait qu'Alice parle désormais à plusieurs générations de femmes. Pour les jeunes filles je suis celle qu'elles vont ou espèrent devenir. Et pour celles de ma génération, et les plus âgées, je suis comme une copine qui se dépatouille avec les problèmes du quotidien !

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