M. Pokora dans "A l’état sauvage" sur M6 : "En cinq jours on n'a même pas mangé l'équivalent d'un repas"

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INTERVIEW – C'est une expérience qui l'a changé. M6 diffuse un nouveau numéro de "A l'état sauvage", son émission d'aventures avec Mike Horn. Après avoir emmené Michael Youn en Namibie, le baroudeur a embarqué M. Pokora dans la jungle sri-lankaise. Une expérience douloureuse, mais intense, comme l'a expliqué le chanteur à LCI.

LCI : Pourquoi avez-vous accepté de vous lancer dans cette aventure ?

M. Pokora : C'est tombé à point nommé parce que j'avais très envie d'aller avec des potes au Tibet ou en Himalaya pour faire une ascension. Quand la production m'a contacté, j'ai sauté sur le programme car j'avais besoin d'une expérience comme celle-là, qui me fasse sortir de ma zone de confort. J'avais envie de faire un truc pour moi et de me surpasser.

LCI : Partir en voyage avec Mike Horn, c'est une véritable expérience initiatique. Pas besoin d'aller voir un psy ensuite…

M. Pokora : Oui c'est dingue parce qu'on se retrouve vraiment face à la difficulté. On n'est pas allongé tranquillement dans le fauteuil d'un psy à parler pour trouver une solution. Avec Mike on vit pleinement les situations et quand on applique ses conseils, on a un résultat immédiat. Mike a vécu des choses incroyables mais il s'en est toujours sorti. C'est un véritable coach mental.

LCI : Peut-on comparer cette expérience à une sorte de service militaire ?

M. Pokora : Oui, et moi je trouve que le service militaire ça manque à la nouvelle génération. Certains sont assez ouverts et disciplinés pour devenir des hommes sans le service, mais d'autres en auraient bien besoin. Là on se retrouve sous l'aile de quelqu'un, on suit des ordres dans des conditions extrêmes, sans manger, ni boire. C'est dur mais c'est une belle leçon de vie. J'en suis sorti grandi.

J'ai compris que c'est la tête qui décide, pas le corps. Quand on pense qu'on n'en peut plus, on est toujours capable d'aller plus loin.- M. Pokora

LCI : Qu'est-ce qui a été le plus difficile ?

M. Pokora : Le plus difficile psychologiquement a été d'affronter les premières 24 heures. Je ne me reconnais pas, je me trouve nul et faible, aux antipodes de ce que je suis habituellement. Et physiquement, le pire c'est le manque de nourriture, d'eau et de sommeil. On ne le voit pas dans le programme, mais je manque cruellement de sommeil, je dormais à peine 1h30 ou 2 heures par nuit. J'étais seul, stressé, angoissé. On se refait le film de sa vie, on pense aux gens. Le premier soir si on m'avait donné un téléphone, j'aurais pleuré comme en enfant. Si j'avais parlé à la pire de mes ex, je l'aurais suppliée de venir me rejoindre ! J'étais vraiment au fond du trou.

LCI : Combien de kilos avez-vous perdu ?

M. Pokora : J'ai perdu cinq kilos en cinq jours, mais je les ai très vite repris. Il faut y aller doucement quand on mange à nouveau. Le premier club sandwich m'a rendu malade. Je n'ai pas pu le finir car j'avais des nausées. Ça m'a pris deux ou trois jours avant de pouvoir manger un bon repas. On n'a rien mangé avec Mike à part le serpent le premier soir. Ce n'était pas mauvais, entre le poulet et le poisson. Il y a eu le petit poisson de deuxième soir, et de minuscules bigorneaux dégueulasses. En cinq jours on n'a même pas mangé l'équivalent d'un repas. Je rêvais d'une côte de bœuf béarnaise avec des frites !

LCI : Qu'avez-vous appris de cette aventure ?

M. Pokora : Je sais que psychologiquement et dans la difficulté, ça m'a changé. Je n'appréhende plus la nature et je vais beaucoup plus loin dans l'effort. J'ai compris que c'est la tête qui décide, pas le corps : quand on pense qu'on n'en peut plus, en fait on est toujours capable d'aller plus loin.

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Extrait "A l'Etat sauvage" avec M. Pokora sur M6

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