Mireille Mathieu perd son procès contre "Le Petit Journal"

Mireille Mathieu perd son procès contre "Le Petit Journal"

TÉLÉ
DirectLCI
La chanteuse avait déposé une plainte pour diffamation contre l'émission de Canal+. Elle reprochait à Yann Barthès d'avoir tourné en dérision ses propos sur les Pussy Riot après leur arrestation en Russie en 2012.

La chanteuse n'aura pas eu gain de cause. Mireille Mathieu a été déboutée mercredi de ses poursuites en diffamation contre l'émission "Le Petit Journal" qui avait diffusé un sujet moquant ses déclarations à la télévision russe sur les Pussy Riot.

Le 4 septembre 2012, le présentateur de l'émission Yann Barthès avait ironiquement présenté Mireille Mathieu comme "un soutien de choix" des Pussy Riot, dont trois membres ont été condamnées à deux ans de camp de travail pour avoir chanté une "prière punk" contre le président russe Vladimir Poutine. Il était fait référence aux déclarations de la chanteuse, qui jugeait ces "jeunes filles un peu inconscientes" et qualifiait de "sacrilège" le fait qu'elles aient choisi une église pour protester.

''Un jugement de valeur critique et satirique''

Le 12 septembre, c'est un Yann Barthès déguisé en Mireille Mathieu qui avait lu un droit de réponse de la chanteuse, qui tenait à faire savoir que la télévision russe avait coupé la fin de l'interview et la phrase dans laquelle elle souhaitait la "clémence" pour les Pussy Riot. Pour les magistrats de la 17e chambre civile, la chanteuse a extrapolé et interprété les passages incriminés.

Quand Yann Barthès dit qu'elle a "enfoncé" les Pussy Riot, ajoutant "en même temps, venant d'une ambassadrice française qui, il n'y a pas si longtemps, faisait des fiestas avec Poutine et Kadhafi, il fallait s'y attendre", il ne fait qu'émettre un "jugement de valeur, certes critique et satirique", a estimé le tribunal. Il conclut que "même si Mireille Mathieu a légitimement pu se sentir blessée et ridiculisée", "les propos et images retenus ne seront pas retenus comme diffamatoires". La chanteuse, qui demandait 100.000 euros de dommages et intérêts, a ainsi été déboutée de ses demandes. Le Petit Journal, qui en demandait 10.000 pour procédure abusive, aussi.

Sur le même sujet

Lire et commenter