Nicolas Bedos, sur Canal + : ''Ma mère, je n'ai jamais pu la niquer''

Nicolas Bedos, sur Canal + : ''Ma mère, je n'ai jamais pu la niquer''

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CONFESSIONS INTIMES – Invité de Maïtena Biraben dans ''Le Supplément'' de Canal+, ce dimanche, le chroniqueur s'est épanché sur son travail, sa famille et ses vieux démons.

Beau, tête à claque, drôle, pitoyable... Nicolas Bedos ne laisse pas indifférent. Invité de Maïtena Biraben dans ''Le Supplément'', diffusé ce dimanche sur Canal+, le chroniqueur s'est laissé aller à quelques confidences certaines énervantes, d'autres plutôt touchantes. Si l'écrivain âgé de 33 ans paraît au début de l'émission un peu nonchalant et sur la défensive, la journaliste finit par le piquer au vif et par le ''déstabiliser'', ainsi qu'il le reconnaît lui-même. Extraits.

Son métier
Alors que Maïtena Biraben lance : ''Certains se demandent si vous êtes un sale con'', l'écrivain lui rétorque : ''C'est mon métier d'énerver.'' Une mission qu'il accomplit parfaitement. ''Pour être populaire il faut faire, comme des gens que j'admire, Gad Elmaleh ou Florence Foresti. Ce n'est pas mon humour et ce n'est pas mon art à moi'', ajoute-t-il. Au chapitre professionnel, il avoue également : ''Je travaille comme une brute. Je suis quelqu'un de très sincère. Dieudonné ce n'est pas pour faire le buzz.'' Le 11 janvier dernier, dans ''On n'est pas couché'', Nicolas Bedos s'est attaqué à l'ancien humoriste. Une chronique qui lui a valu des menaces de morts .

Son mea culpa
Interrogé au cours d'un reportage, Eric Naulleau revient sur le dernier clash entre les deux hommes : ''On n'a pas le droit d'égratigner l'icône. J'ai écrit une critique sincère de son dernier livre dans Paris Match. Il m'a envoyé une demi-dizaine de messages d'insulte dans la journée. C'est ça aussi le système Bedos.'' ''J'ai des impulsions. J'ai fait une erreur avec Naulleau'', admet Nicolas Bedos.

Ses proches
Guy Bedos tacle : ''Il n'est pas aussi engagé que je le suis politiquement. Il est engagé humoristiquement. Il est plus intéressé par la forme que par le fond.'' Papa Bedos avoue quand même : ''C'est un surdoué. Il m'époustoufle.''
Victoria Bedos, la sœur, livre quelques clés : ''On a été élevé dans une famille où ne pas exister médiatiquement c'est ne pas exister. Pour mon frère, c'était soit il imposait son prénom soit il mourrait. Il kiffe sa race d'être connu parce que enfin il existe.''
Nicolas Bedos est invité à commenter des photos de lui bébé dans les bras de sa mère : ''Qu'elle était belle. Je n'ai jamais pu la niquer. C'est le drame de ma vie et depuis je saute sur tout ce qui bouge''.

Ses faiblesses
''Tout le monde s'en branle mais je reviens de très loin. J'ai eu des problèmes. La reconnaissance est un pansement. Dans n'importe quel métier les gratifications narcissiques ça peut soulager d'un chagrin d'amour, d'une dépression, d'une crise d'angoisse. Je suis un arrogant qui cache beaucoup de flips. Je ne dis pas ça pour me dédouaner d'être antipathique'', raconte Nicolas Bedos qui confie avoir été suicidaire et avoir souffert de timidité maladive. ''Est-ce que vous êtes aujourd'hui ce que vous vouliez être ?'' demande Maïtena Biraben. ''Oui'' répond l'humoriste tout en confiant : ''Je ne serai jamais heureux. Je ne suis pas d'une nature heureuse.''

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