Olivier Minne, dans "Joker" : "J'essaie toujours de surprendre les téléspectateurs"

Olivier Minne, dans "Joker" : "J'essaie toujours de surprendre les téléspectateurs"

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INTERVIEW - L'animateur est aux commandes du nouveau jeu de France 2 qui remplace "Pyramide" à partir de lundi à 18 h 15. Il nous dit tout sur la nouveauté censée redonner des couleurs à la case sinistrée de l'access prime-time de la chaîne publique.

Quelle est la mécanique de Joker ?
Elle est simple : un candidat doit répondre à dix questions et il ne peut pas quitter le jeu avant la fin du questionnaire. S'il donne une mauvaise réponse, il perd trois jokers parmi les sept qu'il a au départ, et une fois qu'il n'a plus de joker, il chute de 3 000 euros dans l'échelle des gains qui va jusqu'à 50 000 euros. Comme une mauvaise réponse n'est pas éliminatoire, le candidat du destin n'est jamais scellé, et l'espoir est toujours là. De quoi tenir le téléspectateur en haleine.

Quelle est la spécificité de ce jeu ?
On l'a pensée comme une émission de jeu mais aussi une émission d'ambiance, d'humeur. Joker n'est pas un quizz parmi tant d'autres. On a cassé tous les codes traditionnels : les lumières, le décor, la scénographie. On propose un moment de convivialité, de rire et d'émotion.

Beaucoup de jeux proposent de la convivialité et du rire. En quoi Joker est-il différent ?
C'est la seule émission à candidat unique. Une histoire particulière se tisse entre les participants, les téléspectateurs et moi. C’est pour cela que je prends 10 minutes avant chaque enregistrement pour faire connaissance en tête-à-tête avec le candidat de manière à ce que la relation ne soit pas artificielle.

Est-ce un exercice stimulant pour un animateur ?
Bien sûr, c'est merveilleux de continuer à apprendre. En 26 ans, c'est la première fois que je me retrouve dans un format de jeu seul avec un candidat. On a beaucoup travaillé avec les équipes de la production pour que je sois au plus près de ma vérité et de mon naturel. Et pour que je réagisse naturellement, sans entrave ni censure. J'étais dans une aire de jeu formidable où j'ai dû improviser. C'est très jouissif.

"France 2 laissera à Joker le temps de s'installer"

Vous êtes programmé dans cette fameuse case dite de l'access prime-time, qui est compliquée pour France 2. Le ressentez-vous ?
Avec Pyramide on l'a ressenti . Mais on n'a pas eu beaucoup de temps pour s'installer. Là, avec Joker, on nous laisse plus de temps car l'émission est programmée jusqu'en juin. C'est certain que c'est un carrefour compliqué mais je préfère ne pas y penser et mettre mon énergie dans l'animation du programme.

Vous êtes en frontal avec Question pour un champion. C'est étonnant que France Télévisions ait choisi de mettre deux jeux du même groupe en concurrence...
Historiquement parlant, France 2 avait déjà programmé des jeux à cet horaire-là. Maintenant, le fait d'avoir deux jeux du même groupe, ce n'est pas grave ce sont deux programmes très différents qui proposent deux ambiances particulières. Chacun y trouvera son compte, je ne trouve pas cela plus gênant que cela.

N'en avez-vous pas assez d'animer des jeux ?
Mais je fais plein de choses, même si c'est l'image qui me colle à la peau. Depuis 26 ans j'ai fait du talk-show, de l'exploration scientifique, des émissions culturelles ou pour les enfants. C'est vrai que ces dernières années, c'est plus du jeu, mais ce n’est pas un souci. J'aimerais bien, en plus de ce que je fais, animer un talk-show.

Où en est la prochaine saison de Fort Boyard  ?
On va commencer les tournages au printemps. Et on prépare des choses très surprenantes. Au bout de 13 ans je ne me lasse toujours pas car Fort Boyard est une émission toujours en évolution. J'essaie toujours de surprendre les téléspectateurs. Le grand danger pour un animateur, c'est de se dire que tout est acquis.

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