"On n'est pas couché" : Nicolas Bedos renonce à sa chronique

"On n'est pas couché" : Nicolas Bedos renonce à sa chronique
TÉLÉ

AUTOCENSURE - Le comédien a renoncé à faire une chronique dans le talk-show de Laurent Ruquier, au lendemain des attaques contre Charlie Hebdo.

Il a finalement cédé. Pour l'émission "On n'est pas couché", Nicolas Bedos avait écrit un sketch en se grimant en Michel Houellebecq, au lendemain des attaques contre le journal Charlie Hebdo. Mais il a préféré couper court devant le malaise suscité par son intervention.

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"Depuis le jour du drame, j’étais partagé entre l’envie de faire place au silence afin de laisser l’émotion nous envahir et celle d’honorer la mémoire de mes camarades Wolinski, Cabu et Tignous, raconte le comédien dans les colonnes du Monde. Ils n’auraient pas aimé que l’on se censure, que l’on freine le combat de l’impertinence et que leur mort installe une atmosphère de solennité. Je m’apprêtais à faire une satire de sa posture d’artiste dispensé d’affect et d’opinion personnelle, et puis je me suis dit "ta gueule", je me suis levé et je suis parti."

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L'émotion pour la venue de Patrick Pelloux

L'humoriste dit désormais regretter son geste d'autocensure. "Je reste convaincu que le plus bel hommage qu’on puisse rendre à Charlie, c’est de continuer le boulot, avoue-t-il. Parce que rire, se moquer, c’est résister, c’est vivre. Il ne faut pas étouffer le nez de clown sous un mouchoir blanc." Enregistrée jeudi soir, la veille des deux prises d'otage qui ont marqué le dénouement, l'émission a accueilli dans l'émotion la plus totale l'urgentiste Patrick Pelloux. Le public s'est alors levé spontanément pour soutenir moralement celui qui tenait une chronique dans l'hebdomadaire satirique. "Ce n'est pas moi qu'il faut applaudir", a réagi le médecin, pointant son doigt vers le ciel.

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