ONPC : Yann Moix dénonce le traitement des migrants par les CRS, la Préfecture du Pas-de-Calais le recadre sèchement

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POLÉMIQUE – Chroniqueur de Laurent Ruquier sur France 2, Yann Moix a violemment mis en cause la façon dont sont gérés les migrants à Calais. La préfecture de police concernée lui a répondu via Twitter, durant la diffusion de l’émission samedi soir.

Yann Moix n’a jamais eu sa langue dans sa poche. C’est précisément pour cela que Laurent Ruquier en a fait l’un de ses chroniqueurs dans l’émission "On n’est pas couché", où l’écrivain a pris l’habitude d'être, par ses saillies verbales, à l'origine de nombreuses séquences virales sur les réseaux sociaux. Ironie de l’histoire : c’est par ce dernier canal que, samedi soir, la Préfecture de police lui a répondu durant la diffusion de l’émission.

Si l'honneur de la République est de frapper des enfants à coups de matraques ou de gazer l'eau potable, je n'appartiens pas à la même République que vous.Yann Moix à Benjamin Griveaux

Face à Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, Yann Moix entreprend de dénoncer le traitement que subissent les migrants à Calais. "J'y passe régulièrement des jours et des nuits depuis quelques mois. Et ce que je vois de l'honneur de la République, ce sont des CRS qui gazent les couvertures de jeunes de 18 à 25 ans, qui gazent l'eau potable de jeunes migrants, qui tabassent des jeunes migrants qui sont effectivement soignés gratuitement mais parce qu'ils ont été frappés par la police la veille. Si l'honneur de la République est de frapper des enfants à coups de matraques ou de gazer l'eau potable, je n'appartiens pas à la même République que vous", assène le chroniqueur.

Puis l’écrivain de demander au gouvernement "sinon des excuses, au moins un programme fiable pour éviter que la République française ne se transforme en ce qu'elle a déjà été capable de faire : une machine à humilier les Juifs pendant la Guerre et les Arabes dans les années 1960". 


Décontenancé, le porte-parole réplique ainsi : "Si ce que vous dites est avéré, alors je vous engage à confier cela à la justice plutôt que de faire justice sur un plateau de télévision. (...) Si vous avez des vidéos à votre disposition, transmettez-les à la justice. Elle fera son travail, je n'ai aucun doute là-dessus."

Mais c’est loin du plateau, depuis les Hauts-de-France, qu’est venue la réponse la plus cinglante. Quand la préfecture de police du Pas-de-Calais, mise en cause, s’est fendue de ces quelques tweets, pour répondre point par point au chroniqueur.

Yann Moix n’a pas (encore ?) réagi à ces répliques.

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