"Pékin Express" : le passage de l'émission en Birmanie fait polémique

"Pékin Express" : le passage de l'émission en Birmanie fait polémique

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BAD BUZZ - La nouvelle édition de "Pékin Express" ne va pas débuter sous les meilleurs auspices. Certains téléspectateurs appellent au boycott du programme suite au tournage d'une étape de la course en Birmanie.

La saison 10 de Pékin Express ne fait pas l'unanimité. Depuis lundi, plusieurs pétitions à l'encontre du programme ont été lancées sur la toile. La raison ? Le tournage de l'émission en Birmanie. Certains internautes s'insurgent en effet contre la médiatisation d'une région où se déroule le génocide des  Rohingyas, un peuple musulman.

Sur Twitter, l'appel au boycott du programme commence à être très relayé via le hashtag #contrepékinexpress2014. "Stop à la diffusion de M6", "Une émission de divertissement qui vante les qualités d'un pays qui vit un véritable génocide", ou encore "Un scandale d'aller en Birmanie en sachant que des personnes sont martyrisées", peut-on lire sur le réseau social. Contactée par metronews, M6 n'a pas souhaité s'exprimer à ce sujet même si la chaîne a expliqué que le programme n'avait "pas vocation à évoquer les problèmes géopolitiques des pays traversés".

"Pékin Express est un divertissement"

Il y a quelques semaines, lors de la conférence de présentation de la dixième édition de Pékin Express, baptisée "A la découverte des mondes inconnus", Stéphane Rotenberg avait notamment donné son ressenti quant au tournage de l'émission en Birmanie, dont les revenus du tourisme ne profitent qu'à une minorité proche du gouvernement. "Pékin Express n'a pas vocation d'appeler les gens à venir en Birmanie. On n'envoie pas de message, c'est un divertissement", a-t-il déclaré. 

"L'idée est de dire : on est tous différent, mais il y a quand même des liens qui nous unissent. L'émission est un appel à la tolérance. On n'est pas là pour servir la junte. Mais on n'est pas dupe, l'ouverture de ces pays, c'est un calcule habile. Mais je pense que l'on a raison de venir", a précisé l'animateur, tout en annonçant que pour le cas du Sri Lanka, il évoquerait la guerre civile et le massacre des populations.

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