"Avant le déluge" : pourquoi il faut absolument regarder le documentaire de Leonardo DiCaprio, ce soir sur France 5

TÉLÉ

Toute L'info sur

La Médiasphère

INDISPENSABLE – Diffusé ce soir sur France 5, le film documentaire produit par l’acteur américain offre, grâce à des exemples très concrets, un état des lieux très sombre de notre planète. A voir absolument.

Il éveille les consciences de la même manière qu’il titille notre imaginaire. Avec un parler vrai qui va droit au but. Leonardo DiCaprio a laissé son costume d’acteur au placard pour enfiler celui de défenseur de l’environnement dans un documentaire qu’il produit. Un acteur hollywoodien pour venir tirer la sonnette d’alarme climatique, vraiment ? "Mon empreinte carbone dépasse sans doute celle de beaucoup d’autres", reconnaît-il dans Avant le déluge. Diffusé ce soir su  France 5 à 20h55, après une diffusion gratuite sur le net en novembre dernier, le film de Fisher Stevens se doit être vu.

Pas parce qu’il est narré par Leonardo DiCaprio. Mais bien parce que la présence à l'écran de l’acteur, impliqué dans la lutte contre le réchauffement climatique depuis une vingtaine d’années - de nombreuses images d'archives sont là pour le rappeler -, est finalement indispensable. Il est comme nous en somme, un citoyen lambda qui cherche à comprendre l’un des futurs grands fléaux auxquels nous serons bientôt confrontés. "Plus j’en apprends et plus je me rends compte qu’en fait je ne connaissais rien de ce problème", souligne celui qui pendant deux ans a sillonné le monde pour observer de lui-même les changements qui nous menacent. Un peu comme si notre chère Martine allait mettre les mains dans le cambouis du climat.

Lire aussi

Le documentaire s'ouvre et se ferme sur un souvenir d'enfance de l'acteur. Au-dessus de son lit, trônait "Le jardin des délices", un tableau de Jérôme Bosch en trois parties allant de l'Eden à l'Enfer, un "paradis souillé et détruit". Une oeuvre qui devient rapidement une image de notre monde et de ce qu'il pourrait devenir. "Très pessimiste sur le futur", Leonardo DiCaprio débute son périple au Canada, au tout début du tournage de The Revenant


Un tournage qui a rapidement dû déménager à Ushuaia, en Argentine, pour trouver de la neige qui ne fonde pas. Il s'envole ensuite pour les îles Baffin, dans l'Arctique canadien, le Groenland, la Floride, la Chine, l'Inde,  les Kiribati ou encore Sumatra. Et chaque fois, plus que des mots de scientifiques, ce sont les témoignages de locaux et des exemples concerts qui viennent éclairer sur les effets du réchauffement. Après 20 minutes de film, on sent déjà notre gorge se nouer.

Ça ressemble à Mordor Leonardo DiCaprio cite "Le Seigneur des Anneaux" en parlant d'un paysage de sables bitumeux au Canada

A l'écran, une succession d'images dramatiques : marées noires, explosions, inondations... "Ça ressemble à Mordor", lâche Leonardo DiCaprio devant un paysage de sables bitumeux au milieu de la forêt canadienne, où l’on va extraire du pétrole dans le sable. Au nord du cercle polaire, les habitants des îles Baffin parlent eux de "crème glacée qui fond beaucoup plus vite" qu'avant pour qualifier la glace. Une glace qui a en partie disparu au Groenland. 9 mètres en moins en quelques années. 


Aux Kiribati, l'eau de mer a déjà pris le dessus sur les points d’eau douce. "Nous ne pourrons peut-être pas reloger tout le monde (...). Les îles du Pacifique, nous sommes un paradis en péril ", explique le président à Leonardo DiCaprio. En Indonésie, on apprend que la production d'huile de palme a détruit 80% des forêts. Autant d'évènements vus de ses yeux qui ont "terrifié" l'acteur américain, comme il l'a indiqué à la tribune de l'ONU. 

Messager de la paix pour le changement climatique des Nations Unis, Leo s'entretient avec Ban Ki-Moon, John Kerry, Barack Obama ou encore le pape François et tacle les politiques climato-sceptiques, pour la plupart républicains, dont Donald Trump, qui nient les données scientifiques et l’existence du réchauffement climatique. Il fait également un tour par la COP21, le sommet sur le climat organisé à Paris l'an dernier. Et rappelle que chacun, à son échelle, peut tenter de faire bouger les choses. En commençant par consommer différemment et en votant pour les leaders qui se battront pour la planète.

Lire aussi

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter