"Iron Fist" débarque sur Netflix : le premier raté de la collaboration avec Marvel ?

TÉLÉ
DirectLCI
CRITIQUE - Après "Luke Cage", "Daredevil" et "Jessica Jones", Netflix lance ce vendredi "Iron Fist", la quatrième et dernière série mettant en scène un super-héros de Marvel. LCI a vu les six premiers épisodes : on pourrait bien tenir là le premier véritable raté de cet univers.

Iron Fist est le super-héros le moins connu du quatuor concocté par Marvel et Netflix. Le personnage incarné par Finn Jones - qu'on a pu voir dans Game of Thrones - débarque dans sa propre série ce vendredi 17 mars, après Daredevil (deux saisons), Jessica Jones et Luke Cage. Créée et co-écrite par Scott Buck (showrunner des quatre dernières saisons de Dexter, donc les mauvaises), Iron Fist se veut bien différente de ses prédécesseuses et plus légère, au point d'être ridicule par moment. 


Cette nouvelle série suit Danny Rand-Iron Fist, revenu à New York un crash d'avion qui a tué son père et sa mère 15 ans auparavant. Sorti miraculeusement en vie de l'accident, il fut alors recueilli par des moines guerriers de la cité cachée de K'un Lun, qui ouvre ses portes dimensionnelles tous les 15 ans.


Désormais adulte, il redécouvre cette jungle urbaine qu'est New York avec ses yeux d'enfant. Danny Rand n'a pas vraiment changé - si on met de côté la partie kung fu et pouvoir magique - et garde son optimisme et sa douce naïveté, qui n'ont pas vraiment leur place dans ce monde cynique. Et la série joue beaucoup sur cet aspect du personnage en l'adaptant à sa narration. "C'est du divertissement, juste ça. Nous n'essayons pas de nous prendre au sérieux" explique Finn Jones dans une interview accordée à LCI. Et c'est peut-être tout là le problème d'Iron Fist : la nouvelle collaboration Netflix/Marvel est trop simpliste.  

Un héros trop gentillet ?

Au-delà de la mise en scène trop effacée, l'écriture manque d'ambition, les enjeux sont inexistants et l'introduction de l'univers et du personnage de Danny Rand est beaucoup trop lent. C'est simple, il ne se passe pas grand chose dans les deux premiers épisodes de cette première saison, qui en compte treize. L'exposition est longue, les répétitions sont nombreuses, et on se demande rapidement vers quoi on se dirige. Pire, les combats sont trop mous et souvent à la limite du ridicule et bien loin des impressionnants plans séquences de Daredevil. Dommage pour un personnage passé maître dans l'art du kung fu. Il faut attendre l'épisode 4 pour que les choses bougent et l'épisode 6 pour que la grande menace, The Hand (qu'on a pu voir dans la saison 2 de Daredevil), ne face véritablement son apparition. Trop tard pour une courte saison.


Malgré tout, les personnages sont attachants, même si trop unidimensionnels. La candeur de Danny Rand est plutôt rafraîchissante et change des héros torturés qui l'ont précédé, Colleen Wing (Jessica Henwick) est aussi attachante que badass et la relation entre les deux plutôt mignonne. 


Bref, est-ce le premier raté de la collaboration Marvel/Netflix ? Oui, si on se fie aux premiers épisodes. Mais l'intérêt augmente dans les épisodes 5 et 6 et la deuxième partie de saison pourrait donc s'avérer plus rythmée et ambitieuse. Cependant, même si c'est le cas, ce sera probablement trop tard. Le super-héros Iron Fist pourrait en revanche donner sa pleine mesure dans la série Defenders, où il retrouvera Daredevil, Jessica Jones et Luke Cage et dont le tournage vient de se terminer.

En vidéo

"Iron Fist" : la bande-annonce

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter