Rencontre avec Nadia Farès : "J'avais ce désir fort de retrouver les plateaux avec Marseille"

Rencontre avec Nadia Farès : "J'avais ce désir fort de retrouver les plateaux avec Marseille"
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INTERVIEW - Dans "Marseille", Nadia Farès incarne Vanessa, une femme politique aux grandes ambitions. L'actrice nous explique son personnage, sa place dans la série et sa vision de la ville de Marseille. Entretien.

Vous revenez sur le devant de la scène après plusieurs années loin des écrans...
Oui, j'avais cette envie, de désir de revenir sur un plateau. Mon agent m'a mis sur ce projet et j'ai passé une audition pour Florent Siri, Pascal Breton, le producteur, et Netflix. Ils ont trouvé mes essais super et m'ont choisi. Ce qui m'a plu dans ce projet c'est son ambition et le fait que ce soit la première série française de Netflix. Il y a aussi ce bonheur de travailler avec ce casting et jouer pour la première fois avec Gérard Depardieu, dans cette saga familiale et politique. Il faut aussi dire que j'incarne un personnage bien corsé et sulfureux.

Pensez-vous que Marseille est le meilleur endroit pour raconter cette saga justement ?
C'est une ville à très forte personnalité. Méditerranéenne, multiculturelle, toutes ces ethnicités qui interagissent les uns avec les autres. Il y a aussi ce contraste avec le monde politique et celui des cités. Elle donne beaucoup de matière et de textures pour écrire et développer de personnages. C'est une ville qui développe beaucoup d'ambition et de désir, et toutes ces personnes se battent pour posséder Marseille. Mais elle ne se laisse pas faire...

Comment décririez-vous votre personnage ?
C'est une belle garce. C'est une femme qui est prête à tout. Elle est présidente du Conseil général et elle ferait tout pour gravir les échelons et se retrouver au sommet du pouvoir.

Justement, comment trouver sa place dans ce monde d'"hommes" ?
Elle utilise tous ses charmes, elle use, elle utilise les hommes et est capable de rester dans l'ombre et sait en sortant quand elle en sent le besoin. Elle peut s'abaisser à faire des choses qu'elle ne veut pas, pour être sûr de garder le contrôle sur les gens, et en l'occurrence avec Barres (Benoît Magimel). Elle va loin, mais c'est son choix.

Avec Lucas Barres il y a un petit jeu qui s'installe, mais qui manipule qui ?
Il joue à manipuler, mais je pense qu'elle est prête à aller plus loin pour servir ses ambitions. Je n'ai pas envie de toute dévoiler, mais elle a un grand pouvoir de séduction sur lui, et l'utilise sans remords.

Que pensez-vous de la mauvaise réception qu'a eu la série dans la presse ?
Je pense que c'est tout à fait normal, ça fait deux ou trois ans qu'on parle de ce projet et je pense qu'il y a une très grande attente et surtout, c'est Netflix, cette grosse machine américaine qui débarque en France. Donc il y a une certaine logique dans ces critiques, qui étaient quand même attendues. La critique a bien évidemment le droit de donner son point de vue, qu'elle aime ou qu'elle n'aime pas et c'est important cette richesse de point de vue, de défendre le sien, mais au final : c'est le public qui décide. Et heureusement que la vie et survie d'une série ne tient pas seulement à la critique, c'est le spectateur qui compte, sa réception en France d'abord, puis dans le monde.

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