Sanction du CSA : TPMP privé de publicité pendant 3 semaines

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AUDIOVISUEL - Le CSA a annoncé mercredi soir que l'émission animée par Cyril Hanouna, TPMP, serait privée pendant trois semaines de publicité. Une sanction qui concerne deux séquences diffusées en 2016.

La  sanction vient de tomber. Ce mercredi, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a sanctionné l'émission "Touche pas à mon poste" en la privant temporairement de publicité, en l'occurrence pendant trois semaines. Une décision qui concerne deux séquences de l'émission diffusée sur C8 en 2016. 

Cette mesure sanctionne deux séquences diffusées en novembre et décembre 2016 dans l'émission phare de la chaîne C8 présentée par Cyril Hanouna. 

Deux séquences datant de 2016

La première sanction concerne une séquence présentée le 3 novembre 2016 durant laquelle ont été diffusées des images tournées en caméra cachée montrant l’un des chroniqueurs, Mathieu Delormeau, victime d’un simulacre organisé par l’animateur-producteur de l’émission : "Durant cette scène, le chroniqueur présenté comme témoin d’une agression mortelle commise par l’animateur, est sommé de s’accuser du crime et apparaît n’être informé de la manipulation que le lendemain, ce qui l’a placé dans une situation de détresse et de vulnérabilité manifeste pendant toute la durée de l’émission", estime le CSA dans son communiqué. 

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La seconde sanction a été prononcée en raison d’une séquence diffusée le 7 décembre 2016 durant laquelle l’animateur de l’émission a conduit une chroniqueuse, Capucine Anav, qui avait les yeux fermés, à poser sa main sur son sexe.

En vidéo

TPMP : Cyril Hanouna piège Capucine Anav et lui fait toucher son sexe

Humiliation et préjugés sexistes

Dans le premier cas, le CSA a estimé qu’en diffusant cette séquence la société C8 a "gravement méconnu son obligation de faire preuve de retenue dans la diffusion d’images susceptibles d’humilier les personnes".  Une première sanction d’une semaine d’interdiction de diffusion des séquences publicitaires a donc été infligée.

Dans le second cas, le CSA a considéré que cette scène méconnaissait les dispositions de la loi du 30 septembre 1986 qui lui donnent la responsabilité de lutter contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes et les violences faites aux femmes, en particulier dans les émissions ayant un impact important sur le jeune public. Une sanction de deux semaines d’interdiction de diffusion des séquences publicitaires a été infligée à la chaîne C8.

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Le CSA indique enfin avoir "multiplié en vain les avertissements à l'égard de l'émission Touche pas à mon poste", et appelle la société C8 à "mettre en œuvre désormais et sans délai tous les moyens garantissant le respect des règles fixées par la loi et par les stipulations de sa convention."

Fin mai, le CSA a été saisi pour une autre séquence, sur laquelle il ne s’est pas encore prononcé : l’animateur avait piégé des homosexuels au téléphone en direct, en se faisant un faux profil sur un site de rencontre. La séquence avait provoqué un tollé, jugée homophobe par des  nombreux téléspectateurs et  associations, qui avaient saisi le CSA, qui avait reçu un reccord de signalements.  La secrétaire d'Etat en charge de l'égalité femmes-hommes Marlène Schiappa avait suite à cela reçu l’animateur. Elle avait notamment fait part de son souhait qu’il puisse y avoir un rappel à la loi qui s'affiche immédiatement à l'écran si un dérapage sexiste ou homophobe se produisait dans une émission. 

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