Stéphane Bern : ''J'aimerais faire 'The Voice' des monuments''

Stéphane Bern : ''J'aimerais faire 'The Voice' des monuments''

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INTERVIEW – Stéphane Bern présente ce samedi soir en direct sur France 2 ''Sauvons nos trésors''. Au cours de la soirée, neuf personnalités – Maud Fontenoy, Philippe Candeloro, Christophe Willem, Jean-Luc Petitrenaud... – défendront neuf monuments en péril. Les téléspectateurs pourront choisir lesquels seront restaurés. Le présentateur, qui n'hésite pas à mettre lui-même la main à la pâte, nous dit tout sur cette nouvelle émission.

Les chefs-d’œuvre du patrimoine sont-ils nombreux à être menacés ?
Enormément. Il y a deux raisons à cela : d'un côté la baisse des dotations de l'Etat, de l'autre le fait que les familles qui possèdent du patrimoine historique n'ont plus les moyens de l'entretenir. 86 millions de touristes visitent la France chaque année. Ces chefs-d’œuvre sont notre poule aux œufs d'or mais nous ne les protégeons pas. Nous sommes tous collectivement responsables de ce patrimoine national.

L'idée de ''Sauvons nos trésors'' est-elle partie de ce constat-là ?
Tout à fait. Quarante ans après l'émission phare ''Chefs-d’œuvre en péril'', nous essayons de mettre en valeur le patrimoine et celles et ceux qui se mobilisent pour le sauver. Le patrimoine créé du lien social dans les villages et c'est une source d'économie locale grâce au tourisme.

Cela n'a pas dû être évident de ne sélectionner que 9 monuments qui ont besoin d'être restaurés ?
Effectivement. Nous avons cherché la diversité avec du patrimoine religieux, comme l'abbaye de la Clarté-Dieu en Indre-et-Loire, une maison de ville comme la Maison des dragons à Cluny, en Saône-et-Loire, un château avec Coarraze dans les Pyrénées-Atlantiques...

Chaque projet sera défendu par une personnalité (Philippe Candeloro, Jean-Luc Petitrenaud, Christophe Willem, Maud Fontenoy). Est-ce que cela a été difficile de les mobiliser ?
Ça a été très facile même si c'est une cause qui peut paraître moins généreuse ou moins altruiste que celle des migrants, par exemple. Mais le patrimoine c'est l'enjeu de demain. La question est : qu'est-ce que nous allons laisser aux autres générations ?

''A chaque fois que je vois une ruine, j'ai envie de la sauver''

Peut-on espérer que cela soit le premier numéro d'une longue série ?
C'est ce que je souhaite ! J'aimerais faire ''The Voice'' des monuments avec une émission hebdomadaire, l'après-midi ou en deuxième partie de soirée, et une remise des prix une fois par an.

Vous êtes vous-même engagé dans un projet de restauration, celui du collège royal de Thiron-Gardais, dans le Perche. Pouvez-vous nous raconter de quoi il en retourne ?
A chaque fois que je vois une ruine, j'ai envie de la sauver. Je n'avais pas l'intention d'acheter une maison de campagne puis je me suis retrouvé avec un collège royal sur le dos. A l'achat, ce bâtiment valait moins qu'un studio de 20 m2 à Paris. Bon, maintenant je me suis endetté sur 20 ans pour le restaurer. Mais, on ne peut pas passer son temps à dire aux gens qu'il faut sauver le patrimoine et ne rien faire soi-même. C'est très chronophage mais c'est passionnant. A la fin, je ne ne le garderai pas pour moi, je le rendrai.

Vous avez une rentrée très chargée entre votre émission sur RTL et toutes ces émissions sur France 2. J'espère pour vous que vous avez bien rechargé vos batteries cet été...
J'ai pris des forces en Grèce cet été. Je suis d'attaque ! Mais rassurez-vous, il va encore y avoir quelques ''Secrets d'histoire'' et un ''C'est votre vie'' consacré à France Gall et après les téléspectateurs pourront souffler.

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