"The Big Bang Theory" : clap de fin d'une série qui aura révolutionné le petit écran

"The Big Bang Theory" : clap de fin d'une série qui aura révolutionné le petit écran

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THE END - La chaîne américaine CBS a annoncé, mercredi, que la 12e saison de "The Big Bang Theory" serait la dernière. Si le show avait perdu de sa verve ces dernières années, il laissera derrière lui un sacré hommage à la culture geek ainsi qu'une empreinte indélébile en termes de guerre des salaires dans l'industrie de la télévision outre-Atlantique.

La bande de geeks la plus célèbre du petit écran s'apprête à tirer sa révérence. "The Big Bang Theory" prendra officiellement fin en mai prochain, à l'issue d'une 12e saison qui viendra donc clôturer plus d'une décennie passée aux côtés de Sheldon Cooper, Leonard Hofstadter & co. "Nous, ainsi que le cast, les auteurs et les équipes techniques, sommes très reconnaissants du succès de la série et avons pour but de délivrer une ultime saison qui sera un clap de fin épique sur le plan créatif pour le show", affirment dans un communiqué Warner Bros Television, la chaîne américaine CBS et les productions Chuck Lorre.

"Young Sheldon", le très réussi spin-off, entamera sa deuxième saison à la rentrée

Une promesse qu'il serait bon de tenir car depuis quelques années, les intrigues et l'humour qui caractérisaient "The Big Bang Theory" étaient un cran en-dessous de ce à quoi elle nous avait habitués. Trop simples, moins drôles et souvent décevants en somme. Alors voir s'arrêter la série en 2019 n'est finalement une surprise pour personne. Et en fait plutôt une bonne nouvelle. Les médias américains rapportent que CBS a tout tenté pour convaincre sa star Jim Parsons (1 Golden Globe et 4 Emmy Awards) de rempiler pour deux saisons supplémentaires. Mais l'acteur de 45 ans a préféré prendre la tangente, entraînant la fin de l'ensemble. Car sans Sheldon, pas de série.

Les plus mordus se plongeront sans nul doute dans "Young Sheldon", série sur la jeunesse du physicien surdoué (mais pas fou car sa "mère lui a fait passer des tests") dont la deuxième saison démarre à la rentrée. Jim Parsons, producteur exécutif, y joue aussi les narrateurs. Pour les autres, LCI fait le bilan d'un show qui, en 280 épisodes de 22 minutes, laissera quoi qu'il arrive son empreinte sur l'histoire du petit écran.

La science à l'honneur

Leonard, Sheldon et Penny font leurs premiers pas à la télévision à l'automne 2007 en même temps que les chipies de "Gossip Girl" et les publicitaires de "Mad Men". Aux manettes ? Chuck Lorre, roi de la sitcom qui a lancé quatre ans plus tôt "Mon oncle Charlie" avec Charlie Sheen. L'idée lui est venue "dans sa cuisine" alors qu'il parlait avec Bill Prady, co-créateur de "The Big Bang Theory". "Il m'a parlé de l'époque où il travaillait à New York dans les années 1990 comme informaticien et de ses collègues. C'étaient des génies mais ils étaient très étranges", raconte-t-il à Biiinge


Ils plongent alors les téléspectateurs dans le quotidien de jeunes scientifiques qui utilisent à longueur de journées des termes que la majorité de la population (nous compris) ne comprend pas. Les Américains, habitués aux séries médicales, ne sont pas rebutés pour autant et sont 9,5 millions devant leur petit écran pour la diffusion du pilote.  Théorie des cordes, boson de Higgs... Tous les éléments scientifiques évoqués - y compris les équations dessinées au tableau - sont  authentiques, vérifiés par des docteurs en physique consultants en plateau. 


Douze ans plus tard, ce trait de caractère est encore plus primordial, comme le soulignait Chuck Lorre dans Télérama l'an dernier : "Rappeler l'importance de la science n'est pas anodin dans un monde où les faits pèsent de moins en moins lourd... Surtout en Amérique !" 

Des guests qui se bousculent

En plus de contribuer à populariser la science auprès des plus jeunes, "The Big Bang Theory" a accueilli les plus grosses pointures de leurs domaines. Le défunt Stephen Hawking est crédité dans sept épisodes mais est au fil des saisons presque devenu un personnage récurrent à force d'être évoqué par Sheldon. Deuxième homme à avoir marché sur la Lune, Buzz Aldrin est aussi passé par la case "invités de luxe", comme le patron de Tesla Elon Musk et le co-fondateur d'Apple Steve Wozniak. 


Lettre d'amour à la pop culture et à la génération comics, la série est aussi rapidement devenu le passage obligé des héros de notre enfance.  Stan Lee (le père de l'univers Marvel), Leonard Nimoy (Mr Spock), James Earl Jones (la voix de Dark Vador dans "Star Wars"), Carrie Fisher (Princesse Leia), George Takkei (Star Trek) ou plus récemment Mark Hamill (Luke Skywalker) sont venus se frotter à nos héros. Leurs parents respectifs sont eux souvent incarnés par de grands noms du cinéma américain, de Christine Baranski (la mère de Leonard) à Laurie Metcalf (la mère de Sheldon), en passant par Kathy Bates (la mère d'Amy). On vous défie de trouver une liste si prestigieuse parmi les séries de ces dernières années. De quoi rappeler "Friends" à la grande époque...

Le "Friends" des années 2010 sur le plan financier

Et ce n'est pas le seul point commun avec la sitcom culte des années 1990-2000. Comme leurs aînés, Jim Parsons (Sheldon), Kaley Cuoco (Penny), Johnny Galecki (Leonard), Simon Helberg (Howard) et Kunal Nayyar (Raj) ont eux aussi touché un million de dollars par épisode. Et comme leurs aînés, le cast original a dû batailler pour obtenir son augmentation, allant jusqu'à mettre en péril le tournage de la saison 8 s'ils n'obtenaient pas gain de cause.  A raison de 24 épisodes par saison, chacun est donc reparti avec un chèque de 24 millions de dollars en fin d'année.


"A part les stars de "Friends", cette somme est sans précédent à la télévision", note Forbes. Des montants extravagants qui s'expliquent par le succès de la série, longtemps l'une des plus regardées par les Américains avec 18 millions de téléspectateurs en moyenne. Point notable : il est impératif pour eux de passer par CBS ou son service de replay pour profiter de TBBT, le show étant absent de toutes les plateformes de streaming type Netflix aux Etats-Unis. Qui dit forte audience, dit forts revenus publicitaires. Alors tous les acteurs ont tenté d'obtenir leur part du gâteau. L'an dernier, notre quintette a ainsi revu à la baisse de 100.000 dollars leur cachet par épisode pour permettre à Melissa Rauch (Bernadette) et (Mayim Bialik Amy) d'être augmentées. Un big bang financier qui devrait en inspirer d'autres.

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