"The Get Down" : exaltante plongée musicale dans la genèse du hip-hop

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AVIS - Ce vendredi 11 août, Netflix lançait les six premiers épisodes de sa nouvelle série "The Get Down", par Baz Luhrmann. Une plongée sous ses formes de comédie musicale, dans le Bronx des années 70 et la création du hip hop.

Bienvenue dans le Bronx du New York de 1977. Alors que le Disco est à la mode, son influence décline peu à peu pour laisser place à un tout nouveau style artistique et musical : le hip hop. L'histoire de jeunes afro-américains qui veulent s'exprimer par de nouveaux moyens, lancer une véritable révolution artistique. Ezekiel Figuero (Justice Smith) et ses amis Marcus Kipling (Jaden Smith), Ra-Ra Kipling (Skylan Brooks) et Boo-Boo Kipling (T.J. Brown Jr.), graffeurs, danseurs, chanteurs, vont faire une rencontre qui va complètement changer leur destin. 

Créée par Baz Luhrmann, The Get Down a débarqué ce vendredi 12 août sur Netflix avec six premiers épisodes. Et si le choix du réalisateur de Romeo + Juliet et Moulin Rouge peut paraître étrange, il s'est entouré de très grands noms du hip hop pour raconter son histoire : Grandmaster Flash, Kurtis Blow, Kool Herc, Afrika Bambaataa, mais aussi du rappeur Nas, l'un producteur de la série. Des légendes qui ont connu cette époque où la pauvreté frappait ces quartiers de New York, devant jongler entre règlements de comptes violents, corruption, inégalité et rêve de gloire et d'ailleurs.

Excentricité, musique et grandeur

Comme ces soirées "Get Down" où rappeurs, poètes, danseurs laissent exploser leurs créativité rythmées par les mix des DJs de l'époque, The Get Down est un mélange réussi des genres, entre Histoire, comédie musicale, soap-opéra et série B (notamment les séquences d'arts martiaux de Shaolin Fantastic (Shameik Moore)). Mais là où la série de Netflix impressionne le plus c'est dans ses décors, ses costumes et son ambiance de l'époque reconstituée. On aime ou pas le style Luhrmann - qui est très loin de faire l'unanimité - mais son sens de la démesure fait mouche, même si le rythme effréné du premier épisode peut être un obstacle pour s'impliquer facilement dans l'histoire. 

Pour autant, on s'attache à ces personnages hauts en couleur, du talent d'Ezekiel à l'excentricité de Shaolin Fantastic, en passant par la grâce de Mylene (Herizen F. Guardiola), qui souhaite devenir une star du Disco, mais rabaissée par son père, le paster Ramon Cruz (Giancarlo Esposito), pour qui la voix ne doit être qu'un instrument pour la gloire de Dieu. Ces premiers instants de The Get Down nous font de belles promesses et pour le peu qu'on accroche au style Baz Luhrmann, il y a moyen de s'éclater devant cette bande de jeunes idéalistes à la recherche d'un nouveau royaume, le leur.

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