"The Man in the High Castle" : notre critique de la nouvelle série Amazon où les nazis dominent le monde

"The Man in the High Castle" : notre critique de la nouvelle série Amazon où les nazis dominent le monde

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CRITIQUE - Les alliés n'ont pas remporté la Seconde Guerre mondiale en 1945, laissant le monde aux mains des nazis. C'est en tout cas la réalité explorée dans The Man in the High Castle, créée par Frank Spotnitz et basée sur le roman de Philip K. Dick. Metronews a regardé pour vous cette série aussi sombre que dérangeante.

Et si l'Allemagne nazie et l'Empire du Japon avaient gagné la Seconde Guerre mondiale ? C'est la question que s'est posé Philip K. Dick dans son roman The Man in the High Castle, publié en 1962. Les Etats-Unis sont divisés en deux, l'est occupé par les nazis, l'ouest par les Japonais. Une uchronie aujourd'hui adaptée par Amazon et le scénariste Frank Spotnitz (X-Files) et produite par Ridley Scott. Les pays de l'Axe sont sortis victorieux de la guerre, mais si un film, relatant des événements d'une autre réalité (la nôtre), pouvait tout changer ?

La série ne s'attarde pas sur les raisons de la victoire de l'Allemagne et du Japon, informant simplement que Washington DC a été frappé par une bombe nucléaire. On nous présente une ville de New York sous l'autorité nazie, où la résistance s'organise, notamment avec Joe Blake (Luke Kleintank) nouvelle recrue qui n'est pas vraiment celui qu'on croit. De l'autre côté du pays, dans un San Francisco sous le joug japonais, Juliana Crain (Alexa Davalos), une étudiante adepte d'aikido, se voit confier une mission en rapport avec cet étrange film : The Grasshopper Lies Heavy.

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Une mission qui va amener les deux personnages à se croiser dans une zone neutre du pays et s'interroger sur la véracité de ces images, celle d'un monde meilleur où la liberté est une notion fondamentale. The Man in the HighCastle est une oeuvre d'une grande noirceur, de son pilote à son dernier épisode (la saison en compte 10), où l'espoir est annihilé à la seconde où il apparaît. Une ambiance lugubre où tout sens moral disparaît. Série de science-fiction elle garde pourtant les pieds sur Terre, évitant les grandes envolées fantastiques. Elle touche à l'intime plus qu'au spectaculaire.

Le véritable tour de force de la série reste dans l'écriture de ses personnages et leur développement. Elle parvient à rendre humain des personnes aussi monstrueuses que les nazis, en explorant, justement, leur intimité, leur psychologie. Dans ce monde totalement remanié, les zones grises sont nombreuses.The Man in the High Castle captive, intrigue, terrifie. La tension est gérée avec une grande maîtrise et grandie au fil des épisodes, enrichie par une mise en scène léchée. Une réussite.

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