Un nouveau Calimero sort de sa coquille

Un nouveau Calimero sort de sa coquille

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Le célèbre poussin fait son retour sur le petit écran dans une nouvelle série 3D. Un lifting très réussi du héros né il y a plus de 50 ans en Italie.

C’est un poussin à la longévité exceptionnelle. Cinquante ans après sa création, Calimero fait son retour sur le petit écran, dimanche à 7 h 15 sur TF1, dans une nouvelle version 3D assez fidèle à l’originale. Le héros à la coquille d’œuf sur la tête, devenu noir à la suite d’une chute dans une flaque de boue, est né le 14 juillet 1963 dans un studio italien. A partir des années 1970, il a ensuite émmigré partout dans le monde et notamment en France.

Un personnage universel

« Je pense que son succès est lié à ses caractéristiques d’origine. Il est immédiatement reconnaissable et ses valeurs sont communes à tous les enfants. C’est un personnage simple qui n’est pas dans l’excès », raconte le fils du créateur, Marc Pagot, à l’origine de cette résurrection.
Si les nouveaux épisodes reprennent peu ou prou l’univers de l’ancienne série, la personnalité du petit gallinacé a, elle, été légèrement modifiée.

« Calimero pouvait apparaître comme un héros assez plaintif. Il se mettait souvent dans une position de victime », explique Pierre Belaïsch, directeur de Gaumont Animation, qui produit le dessin animé. Difficile de le contredire alors que toute une génération d’enfants s’est vu rétorquer à la moindre jérémiade : « Arrête de faire ton Calimero. » « Aujourd’hui, on veut des héros positifs, pugnaces. Nous avons donc mis l’accent sur l’idée que, même si on est petit et fragile, cela n’empêche pas d’être courageux et de gagner à la fin », poursuit Pierre Belaïsch.

Un poussin tout en rondeur

Fort heureusement, Calimero n’en a pas oublié au passage sa réplique culte : « C’est trop injuste ». « Cette phrase n’est plus un signe de résignation mais une réaction à une situation », précise toutefois le producteur.

Au final, ce poussin du XXIe siècle se révèle tout aussi attachant et finalement moins gnangnan que son illustre aïeul. Avec l’animation 3D, le personnage, qui a gagné en rondeur, évolue désormais dans un bel environnement aux couleurs éclatantes. La narration n’obéit pas à un rythme frénétique, de quoi laisser aux plus jeunes téléspectateurs le temps de savourer les onze minutes de chaque épisode.
 

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