Une actrice poursuivie pour avoir refusé de tourner des scènes de sexe

Une actrice poursuivie pour avoir refusé de tourner des scènes de sexe

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INSOLITE – L'affaire fait les gros titres de la presse hollywoodienne. Anne Greene, une comédienne aperçue dans la saga Saw, est poursuivie par une société de production pour avoir refusé de tourner des scènes érotiques dans la série "Femme Fatales". Explications.

Elle s'appelle Anne Greene et à moins d'avoir vu Saw 3D, l'ultime épisode de la franchise d'horreur, son nom et son visage ne vous disent pas grand chose. Son corps, en revanche, est au coeur d'une surprenante bataille judiciaire qui fait les gros titres de la presse hollywoodienne. Jugez plutôt : en 2012, cette comédienne dépose plainte devant un tribunal de Los Angeles contre le géant Time Warner, la chaîne HBO, sa filiale Cinemax et une société de production baptisée True Crime. Son but ? Obtenir réparation après avoir été forcée à jouer des scènes nues, harcelée sexuellement et placée dans un environnement de travail jugé "dangereux" sur le tournage d'une série intitulée Femme Fatales (la faute fait partie du titre d'origine - ndlr).

Alors que le procès doit s'ouvrir dans deux mois, voilà que True Crime contre-attaque. Et dépose à son tour une plainte contre la jeune femme, estimant qu'elle a brisé la "clause de nudité" dans son contrat de travail. D'après la société de production, Anne Greene aurait préalablement accepté de participer à la série, un mélange de thriller et d'érotisme, inspirée d'un magazine masculin du même nom, avant de poser ses conditions une fois sur le plateau. Concrètement elle aurait d'abord exprimé son malaise à l'idée de simuler une fellation, "obligeant" les scénaristes à réécrire une de ses scènes. Puis elle aurait refusé d'apparaître topless, réclamant qu'on lui appose des caches sur le bout des seins.

On l'accuse d'avoir brisé la "clause de nudité"

"Si nous avions connu ses exigences plus tôt, nous l'aurions remplacé par une autre actrice", indique un représentant de True Crime au Hollywood Reporter . "Mais vu le planning de tournage très serré, et notre budget limité, ce n'était pas économiquement faisable". C'est pourtant en raison des surcoûts engendrés par les demandes de Anne Greene que la société contre-attaque. Elle explique avoir du rappeler plusieurs comédiens sur le plateau, en raison de plusieurs retards engendrés par l'affaire. Mais aussi avoir été contrainte d'engager une "doublure corps" pour une journée supplémentaire, afin de retourner certains plans.

Dans sa plainte, la comédienne affirme qu'elle n'aurait "jamais donné son accord pour le rôle si elle avait su qu'il s'agissait de soft-core porn", un sous-genre du porno. De son côté True Crime affirme lui avoir fourni des DVDs des épisodes précédents afin de se faire une idée du job. Et réfute l'idée que la jeune femme ait été "contrainte" à quoi que ce soit. L'affaire lève en tout cas le voile sur cette "clause de nudité" qui figurerait dans le contrat des comédiens hollywoodiens, de plus en plus nombreux à se déshabiller dans les séries télé à l'image de Game of Thrones ou de la petite nouvelle, Banshee, diffusée sur Cinémax... comme Femme Fatales.

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