Valérie Damidot : "Je voulais un talk-show depuis longtemps"

Valérie Damidot : "Je voulais un talk-show depuis longtemps"

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INTERVIEW - Valérie Damidot ne va pas seulement maroufler sur M6. Dès le samedi 29 mars à 17h20, elle sera aux commandes de "Y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis !" Pour metronews, l'animatrice de "D&Co" évoque son talk-show, mais également son projet de fiction courte, "Ma vie en chantier".

Comment est né ce projet d'émission ?
Il est né de nos petits cerveaux d'Alexia Laroche-Joubert et de moi-même. Je voulais un talk-show depuis longtemps. On a écrit un projet pour qu'il ressemble à moi, mais aussi à l'identité de M6, c'est-à-dire avec des sujets et débats davantage tournés vers le magazine. On a tourné deux pilotes, le second s'est avéré être le bon. Le premier a été tourné l'année dernière, en mai. Mais ça faisait déjà 5 ans que je demandais à la chaîne de faire un talk-show, mais sans jamais aller plus loin.

Pourquoi avoir choisi le format du talk-show  ?
J'aime bien être en bande et ça me ressemble. Dans D&Co, je suis en bande, également dans la série Victoire Bonnot. J'adore faire des choses à plusieurs pour se marrer et apprendre. Les projets communs sont beaucoup motivants.

Quel est le concept du programme ?
On part d'un sondage. Pour la première émission, on a choisi une étude qui affirme que la majorité des Français font confiance aux médicaments. J'ai un chroniqueur, qui va défendre le contraire. Il a un sujet, qui dure 3 minutes, où il développe des arguments. Après la diffusion, on fait voter le public, qui est présent sur le plateau de l'émission. On voit finalement si les arguments des chroniqueurs et le débat ont suffi à faire changer d'avis les gens. On prend toujours le contre-pied d'un sondage et on essaie de démontrer que, peut-être, il y a des arguments auxquels ils n'ont pas pensé. Comme nous ne serons pas en direct, les téléspectateurs ne pourront réagir que sur Twitter.

Avez-vous choisi vous-même vos chroniqueurs ?
Oui, c'était très important. J'ai besoin de connaître les gens avec lesquels je travaille, ou en tout cas, d'avoir un feeling avec eux. Au final, il y a 6 chroniqueurs. Il y aura des petites interventions de Phil, qui est déjà mon binôme sur D&Co. On retrouvera ponctuellement d'autres petites surprises.

Qui seront vos premiers invités ?
Pour la première, je recevrai Franck Dubosc, puis, Pascal Obispo. Pour le moment, on n'a enregistré que deux numéros. J'ai signé jusqu'à la fin du mois de juin, donc il y aura à peu près onze émissions.

Les téléspectateurs vous ont découvert dans D&Co. Vous ne vous épanouissiez plus dans ce rôle de décoratrice ?
Beaucoup de gens me demandent ça, mais je n'arrête pas D&Co les gars ! Je n'ai pas l'impression que dans l'émission, on fait autre chose que du journalisme. Je suis toujours curieuse des gens, de leurs vies, de ce qu'ils font. Je suis une nana, qui aime bien savoir ce qu'il se passe autour d'elle et qui aime décortiquer l'actualité. Mais ce n'est pas pour ça que je vais arrêter D&Co. C'est très français de mettre les gens dans des cases. Beaucoup de gens ont plusieurs cordes à leur arc et au contraire, c'est bien. Je reviens aux sources. Je n'étais pas décoratrice, mais journaliste. J'aimais simplement la décoration et j'ai été assez cinglée pour accepter un projet dans lequel on refait des baraques en 8 jours.

"J'ai tourné une nouvelle fiction courte"

N'avez-vous tout de même pas peur de dérouter les téléspectateurs ?
Vous savez, j'ai joué Victoire Bonnot et ils ont aimé. Pour le coup, c'était complètement différent. Je ne vois pas pourquoi ils seraient déroutés ! S'ils aiment regarder D&Co, c'est aussi parce qu'il y a de la bonne humeur et de la sincérité. A partir du moment où vous ne trahissez ni les gens ni vous-même, le public adhère. Il est plus intelligent que ça. On va essayer d'apprendre des choses aux gens en s'amusant, ce qu'on fait avec la déco.

C'est un défi osé de lancer un talk-show alors que de nombreuses émissions du genre connaissent des difficultés...
C'est déjà un défi car il n'y a pas eu de talk-show depuis très longtemps sur M6. Le dernier remonte à 6 ans avec Marc-Olivier Fogiel (ndlr T'empêches tout le monde de dormir). Je pense que chaque animateur incarne son émission et chacune d'entre elle a son public. La guerre des talk-shows est un truc de journaliste. Le public s'y retrouve et peut zapper d'une chaîne à l'autre. Antoine de Caunes, Cyril Hanouna, Laurent Ruquier ou Thierry Ardisson ont chacun leur public et leurs fans. Je pense surtout que les gens veulent se marrer, apprendre ou réfléchir. Heureusement, il y un large choix. Il faudrait laisser les programmes davantage s'installer et moins décortiquer les succès ou les échecs, mais plus le fond.

Êtes-vous confiante quant au succès du programme dans la case du samedi à 17h20 ?
Il y a 8 ans, on m'a dit la même chose quand j'ai démarré D&Co, le samedi de 13h à 13h45. On me disait que c'était un horaire casse-gueule et que mon émission s'arrêterait. La chaîne ne s'est donc pas trop trompée ! Aucun horaire n'est plus facile qu'un autre. Aujourd'hui, il y a tellement de chaînes et de programmes que c'est aux producteurs de se demander ce qui va faire rire ou intéresser les gens. Je voulais une émission en deuxième partie de soirée, en direct, pour être plus libre. Est-ce que c'est mieux ? Je ne pense pas. J'espère simplement que les téléspectateurs seront nombreux au premier rendez-vous et qu'ils reviendront.

Quels sont vos objectifs d'audience ?
L'émission avant moi faisait environ 1 million de téléspectateurs. Je pense que si je fais mieux, c'est bien. Si je fais moins, c'est moche. Personne ne m'a demandé d'enregistrer une audience particulière.

Si l'émission était un succès, envisageriez-vous d'arrêter D&Co ou de le confier à quelqu'un ?
Confier mon bébé à quelqu'un ? Vous êtes complètement dingue ? (rires) La seule chose pour laquelle je peux concéder serait de ne plus faire les hebdos, mais je n'abandonnerais jamais de la vie les primes times ! Quand je vois le nombre de courriers de gens ayant besoin de nous, je n'ai pas du tout envie de stopper l'émission. La seule chose qui me ferait les arrêter, serait que plus personne ne les regarde.

Avez-vous profité de vos talents pour décorer le plateau du programme ?
Non, Valérie ne peut pas tout faire (rires). Est-ce que j'aurai été une bonne décoratrice de plateau ? je ne pense pas. Ça aurait été dans un entrepôt, avec des murs en briques. Des tagueurs seraient venus faire des happenings à l'ancienne avec de vieux canapés.

Avez-vous d'autres projets sur la chaîne ?
J'ai tourné le pilote d'une nouvelle fiction courte, dont le format est proche de Scènes de ménages. Ça s'appelle Ma vie en chantier. J'ai tourné 10 épisodes, je n'en suis pas encore à connaître l'horaire ou la case. Le projet suit ma vie quotidienne et toutes les galères qui peuvent m'arriver quand les caméras de D&Co sont éteintes ,avec les gens du chantier, ma famille, mes potes. Il y aura forcément de l'autobiographie, sinon ça ne serait pas drôle.

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