VIDÉO - Clash entre Sandrine Rousseau et Christine Angot dans ONPC : une bise et on oublie tout ?

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RÉCONCILIATION – Invitée mercredi soir dans "Quotidien" sur TMC, l’ex-porte-parole d'Europe Écologie-Les Verts Sandrine Rousseau est revenue sur le violent clash qui l’a opposé à Christine Angot sur France 2. L'occasion de révéler qu'elle s'était expliquée, en coulisses, avec l'écrivain.

Polémique "On n'est pas couché" suite et fin ? Samedi 30 septembre, le violent clash entre l’écrivain Christine Angot et Sandrine Rousseau, l’ex-porte-parole d'Europe Écologie-Les Verts, sur le plateau de l'émission de Laurent Ruquier sur France 2, a déclenché une vague de réactions indignées sur les réseaux sociaux. Avant d’être amplement commentée toute la semaine par les médias traditionnels. 


Il faut dire qu’on a autant parlé ces derniers du jours du livre de l’invitée – son agression sexuelle par l'ex élu Vert Denis Baupin et les violences faites aux femmes en général – que de la décision des producteurs de l’émission de couper une partie de la séquence au cours de laquelle l’écrivain quittait le plateau après avoir balancé ses fiches et son verre d’eau. Ambiance.

Quand je vois ça, je me dis que, finalement, Christine Angot et moi on ne dit pas des choses très différentesSandrine Rousseau

Sandrine Rousseau, qui avait réagi à la polémique dans une longue lettre, publiée sur Twitter, le 1er octobre, est venue s’expliquer mercredi soir sur le plateau de "Quotidien", l’émission de Yann Barthès sur TMC.  "Je trouve que cette séquence dit beaucoup de choses sur la manière dont on parle des violences sexuelles, a-t-elle commencé, après avoir découvert un montage du clash au cours duquel elle avait fondu en larmes. C'est très difficile d'en parler, car ça génère beaucoup de violence." 


L’auteure de Parler est-elle pour autant remontée contre l’écrivain ? C’est plutôt tout le contraire… "Quand je vois ça, je me dis que, finalement, Christine Angot et moi on ne dit pas des choses très différentes, a-t-elle assuré. C'est une victime (...) Elle dit que les femmes se débrouillent toutes seules. Et moi, je dis que les femmes se débrouillent trop toutes seules et il faut leur tendre la main pour qu’elles aient des lieux de recueil de la parole."

Pas rancunière, donc, Sandrine Rousseau a révélé à Yann Barthès que Christine Angot était venue dans sa loge à l’issue du tournage... "pour parler". "On s'est même embrassé, on s'est fait une bise, a-t-elle affirmé. On s'est dit qu'il fallait qu'on trouve un moyen d'en parler et un moyen suffisamment apaisé pour que tout le monde puisse entendre."


Silencieuse depuis la diffusion de la séquence, Christine Angot aura peut-être l’occasion de s’expliquer dans le prochain numéro de l’émission, enregistré ce jeudi soir et diffusé samedi. Rappelons qu’en début de semaine, le CSA a décidé de se pencher sur l’affaire après avoir été saisi par plus de 1.000 téléspectateurs. Parmi eux, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa...

"À l'heure où 84.000 viols sont commis chaque année en France, et où seulement 1 % des agresseurs font l'objet d'une condamnation, il est éminemment regrettable qu'une victime ayant le courage de briser le silence autour des violences sexuelles soit ainsi publiquement humiliée et mise en accusation", a-t-elle écrit dans un courrier adressé à Olivier Schrameck, le président du gendarme de l'audiovisuel.


Du côté de France 2, on fait bloc derrière Laurent Ruquier et sa chroniqueuse. Interrogé ce jeudi sur Europe 1, la directrice exécutive de la chaîne Caroline Got a assuré que l’écrivain "reste bien sûr chroniqueuse à ONPC". Elle a toutefois déploré "le malaise manifeste qui a été suscité dans le public par cette séquence (…) On ne voudrait pas que tout ce que cela suscite masque le travail que nous faisons, à France télévisions, contre les violences faites aux femmes."

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Reste le cas Denis Baupin. D'après nos confrères de L'Express, l'ancien député de Paris aurait demandé à l'équipe de l'émission un droit de réponse qui pourrait prendre la forme d'un communiqué, lu à l'antenne. Il aurait également demandé un droit de réponse à RTL et M6, qui ont accueilli Sandrine Rousseau pour présenter son livre.


Rappelons qu'en mars dernier, le parquet de Paris a classé sans suite l’enquête ouverte en mai 2016 après les révélations de huit femmes, parmi lesquelles quatre élues écolo dont Sandrine Rousseau ne faisait pas partie, accusant Denis Baupin d’agressions et de harcèlement sexuel. Une décision justifiée par la prescription des faits, même si certains étaient "susceptibles d’être qualifiés pénalement."

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