VIDÉO - Dans "Marseille" saison 2, l’extrême-droite a le charmant visage de Natacha Régnier

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PORTRAIT – Coup de tonnerre à la mairie de "Marseille". Dans la saison 2 de la série produite par Netflix, Benoît Magimel prend le fauteuil de Gérard Depardieu. Et nomme au poste de première adjointe une élue d’extrême-droite incarnée par la comédienne belge Natacha Régnier. LCI l’a rencontrée.

"Marseille", ton univers impitoyable, suite. Alors que la première saison de la première série française produite par Netflix avait été descendue en flammes par les critiques en 2016, la plateforme américaine, visiblement satisfaite malgré tout des retours de ses abonnés, n’a pas hésité longtemps à donner le feu vert à de nouveaux épisodes. Une saga politico-familiale toujours sous la houlette du réalisateur Florent Emilio-Siri, à la tête d’un casting haut de gamme emmené par Gérard Depardieu et Benoît Magimel, alias le maire Robert Taro et son jeune adjoint Lucas Barres, prêt à tout pour lui prendre sa place.


Son mentor sur la touche après un malaise cardiaque, c’est d’ailleurs ce que Lucas fait dès le premier épisode de la saison 2… avec l’aide de l’extrême-droite. Sauf qu’au lieu de nommer le patron du "Parti Français" au poste de premier adjoint, il choisit la jeune Jeanne Coste, pensant pouvoir la contrôler plus facilement. Un rôle forcément sulfureux qui a été confié à l'excellente Natacha Régnier. 20 ans tout juste après avoir décroché le prix d’interprétation à Cannes pour "La vie rêvée des anges", la comédienne belge n’a pas hésité une seconde à rejoindre l’aventure.

J'ai préféré partir du scénario, d’autres références, mais pas singer des gens existantsNatacha Régnier, à propos du personnage de Jeanne Coste

"C’était l’occasion de retrouver Benoît avec lequel j’avais tourné "Trouble", de Harry Cleven, en 2005", savoure-t-elle. "J’étais très contente, c’est un camarade avec lequel j’aime beaucoup travailler. Et puis il y avait l’écriture et tout ce qu’on a pu inventer au moment du tournage avec Florent. J’ai aimé jouer avec le fait que mon personnage soit très ambigu. Jusqu’où est-elle déterminée ? Jusqu’où est-elle calculatrice ? Jusqu’où est-elle innocente ? Et que elle-même, par moments, ne sache pas trop non plus."


Blonde, ambitieuse… et très à droite, Jeanne Coste n’est pas sans rappeler une certaine candidate récente à l’élection présidentielle. Sans jamais la nommer, Natacha Régnier reconnaît que le réalisateur lui a suggéré de s’en inspirer… mais pas trop. "Il m’a demandé de regarder une interview. Et puis comme ses idées politiques me font souffrir, je n’ai pas eu envie de me faire souffrir pour travailler. J’aime le côté ludique de ce métier et j’ai préféré partir du scénario, d’autres références, mais pas singer des gens existants."

A l’écran, difficile de totalement détester Jeanne Coste, la comédienne évitant tout manichéisme dans son interprétation. "Il y a des choses de sa féminité qui sont attachantes, et en même temps on voit qu’elle a un côté manipulateur", reconnaît-elle bien volontiers. "En revanche je pense que les choses sont très claires sur ses idées politiques, abjectes, et là elles sont très clairement exprimées. Et ça me convient très bien", sourit la comédienne, qui se verrait bien remettre le couvert pour une saison 3.


Avant de la découvrir dans "Marseille",  les téléspectateurs pourront revoir Natacha Régnier dans les deux derniers épisodes de la série médicale de TF1, "Les Bracelets Rouges", ce lundi soir. Pour l’anecdote, le rôle du Docteur Sora avait été confié à une autre comédienne qui s’est désengagée au dernier moment. Pour le plus grand bonheur de la comédienne belge. "Jouer une pédopsychiatre, ça participe de mon envie de choses différentes", raconte-elle. "J’ai trouvé l’écriture des personnages très belle, avec beaucoup de tendresse, beaucoup d’humour. Ce n’est jamais larmoyant. J’espère là aussi qu’il y a aura une deuxième saison."


>> "Marseille" saison 2. Tous les épisodes à partir du 23 février sur Netflix. La saison 1 à partir du 21 février à 21h sur TF1 Films Séries.

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