VIDÉO - "ONPC" : le député Jean Lassalle doute que Bachar el-Assad ait bombardé son peuple et crée un malaise

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GÊNE – Ce samedi soir, le député des Pyrénées-Atlantiques était l’invité de Laurent Ruquier. Interrogé à plusieurs reprises sur sa rencontre avec le président syrien, il a fini par admettre qu’il doutait de la culpabilité de ce dernier.

L’ambiance était tendue sur le plateau d’"On n’est pas couché", ce samedi soir. Dans un premier temps, le député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle, invité par France 2, s’est accroché avec Laurent Ruquier. L’animateur a en effet reproché au parlementaire de répéter "toutes les 10 minutes qu’on ne [l]’invitait pas assez souvent [dans les médias]" au lieu de profiter de ce précieux temps de parole. 


Par la suite, Jean Lassalle a laissé certains téléspectateurs et twittos cois après avoir narré sa rencontre avec Bachar el-Assad, à grands renforts d’hésitations et de marmonnements. Le 8 janvier dernier, lui et deux autres députés français LR, Thierry Mariani et Nicolas Dhuicq, ont en effet rencontré le président syrien.

J’ai cru que les bombardements étaient avérés. (…) Maintenant j’ai beaucoup de doutesJean Lassalle

Interrogé par Laurent Ruquier, Jean Lassalle rapporte : "J'ai dit [à Bachar el-Assad] (…) : 'Que peut ressentir un homme quand il gaze sa propre population ? (…)' J’ai d’abord trouvé le président étonnamment serein, il a pris le temps, il m’a regardé et il m’a donné un quart d’heure d’explications. Il m’a dit : 'Ecoutez, je ne vais pas essayer de vous convaincre que je suis un humaniste, vous ne me croiriez pas. (…)  Si j’avais fait cela, est-ce que vous pensez que je pourrais rester à la tête de mon peuple ? (…) Quant à la colonne qui a été massacrée, c’est le Qatar, et l’ONU a désormais des preuves.'"


Alors que Laurent Ruquier lui demande s’il a été convaincu par les propos du dirigeant syrien, le député français reste évasif. Relancé par Yann Moix puis Vanessa Burggraf, Jean Lassalle digresse une nouvelle fois avant de répondre : "Moi aussi j’ai cru que [les bombardements] étaient avérés. (…) Eh bien, aujourd’hui je n’en suis pas sûr. (…) Maintenant j’ai beaucoup de doutes." Le député, qui souhaite se présenter à la présidence française et dit cumuler aujourd’hui 350 signatures sur 500, essaie ensuite plusieurs fois de moduler ses propos. Trop tard, sur Twitter, les commentaires affligés avaient déjà commencé.

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