VIDÉO - Stéphane Bern : le "Monsieur Patrimoine" d'Emmanuel Macron surpris par "le flot de haine" à son encontre

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RÉACTION – Invité lundi de "Quotidien", sur TMC, Stéphane Bern est revenu sur la polémique née de sa nomination au poste de "Monsieur Patrimoine" de l’Elysée. Mais aussi sur ses déclarations contestées au sujet de l’ordonnance de Villers-Cotterêts lors des Journées du patrimoine.

Il y a d’abord eu sa nomination au poste de "Monsieur Patrimoine" de l’Elysée, chargé d’identifier les sites en péril. Déjà critiqué par les spécialistes du secteur, le journaliste s’est attiré les foudres des historiens et/ou des internautes lors d’une visite avec Emmanuel Macron au château de Monte-Cristo, à Port-Marly, dans les Yvelines, lors des Journées du patrimoine le week-end dernier. "Si nous parlons tous le français, c’est grâce à l’ordonnance de Villers-Cotterêts", a-t-il expliqué devant les journalistes et les élèves d’une classe de CM2. 


"Notre pays s'est fait par la langue. Parce qu'à ce moment-là, dans ce château, le roi (François Ier – ndlr) a décidé que tous ceux qui vivaient dans son royaume devaient parler français", a pour sa part lancé le chef de l’Etat. Le hic, c’est que si l’ordonnance de 1539 a imposé le français, en remplacement du latin, dans les documents officiels, il ne l’a pas imposé comme langue officielle à la population, comme l’ont rappelé de nombreux historiens, ce week-end sur les réseaux sociaux.

Vous êtes touché par le Président et tout le monde vous tombe dessusStéphane Bern

Invité lundi soir sur le plateau de "Quotidien", l’émission de Yann Barthès sur TMC, Stéphane Bern a réagi à la polémique, d’abord pour admettre bien volontiers son imprécision. "Il y a une différence entre faire un Secrets d’histoire (son émission sur France 2 - ndlr) très pointu et s’adresser à une classe de CM2. On leur raconte une histoire (…) Quand je dis que c’est la 'langue officielle', en fait c’est la langue administrative dans les actes notariés et judiciaires", a-t-il admis, assumant le fait de vouloir "vulgariser". "Mais d’une certaine manière, on peut le dire : en extrapolant, c’est le début de la langue officielle."

Reste que "le flot de haine" à son encontre passe mal. "Vous vous dites 'Mais j’ai fait quoi ?'", s’est-il emporté. "J’ai été adoubé par la reine d’Angleterre, j’ai eu tous les honneurs possibles, mais là vous êtes touché par le Président et tout le monde vous tombe dessus, s’est-il indigné. C’est quand même incroyable !" Pas de quoi décourager toutefois l’un des animateurs télé préférés des Français : "Il y a d’un côté les historiens très pointilleux sur les petites choses, une certaine élite, et le public qui sait que je vais me battre pour le patrimoine." Voilà qui est dit.

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