VIDEO - Virée de "TPMP", une intermittente va toucher 138 000 euros

VIDEO - Virée de "TPMP", une intermittente va toucher 138 000 euros

COMBAT – Sophie Tissier, la jeune intermittente qui avait pris la parole dans "Touche pas à mon poste" en 2013, pour dénoncer les baisses de salaires de ses collègues travaillant sur l'émission, vient d'obtenir gain de cause devant la justice. Un combat qu'elle raconte, en vidéo, à l'approche de la manifestation du 9 mars.

Les téléspectateurs assidus de TPMP s'en souviennent forcément. Le 30 mai 2013, Sophie Tissier interrompait Cyril Hanouna pour dénoncer les conditions de travail des intermittents du spectacle. "J’adore travailler avec vous (…) Mais le groupe Canal qui a racheté D8 dernièrement nous impose une baisse de salaire. Pour ma part c’est 25%, la plupart sont touchés alors que le groupe Canal a un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros", lançait-elle, émue, en présence de Jean-Luc Mélenchon, invité ce soir-là.

"Suite à cette intervention, je n'ai plus pu mettre les pieds sur le plateau", expliquera-t-elle, par la suite. Lorsqu'elle est convoquée par la DRH du groupe Canal +, on lui explique qu'elle a commis "une faute grave". Fin août 2013, elle est "blacklistée de toutes les prods du groupe Canal + et d'autres chaînes privées", rappelle celle qui avait participé à la mise en place de D8.

Aucun soutien de la part de Cyril Hanouna

"Quand j'ai vu que j'avais aucun soutien d'Hanouna, j'ai décidé d'attaquer aux Prud’hommes", raconte-elle aujourd'hui dans une vidéo relatant son combat judiciaire. Un combat long et coûteux, alors qu'on lui "volé" la pochette avec ses contrats dans les coulisses de l'émission. En première instance, elle perd : "On me dit que j'ai dénigré la chaîne, que je n'ai pas assez travaillé."

Le 1er mars dernier, la cour d'appel de Versailles lui donne raison. Et condamne D8 à lui verser 138 000 euros d’indemnités et de rappels de salaire pour "abus de contrats précaires" et "licenciement sans cause réelle ni sérieuse". "Surtout il ont légitimé mon action à l'antenne, en me disant que j'avais bien fait de prendre la parole", se réjouit-elle.

Elle se mobilise contre la loi El Khomri

Le combat n'est pas terminé et la jeune femme s'attend aujourd'hui à ce que le groupe de Canal + se pourvoit en cassation. "Je ne peux pas toucher à cet argent, au cas où je devrais le rembourser", dit-elle, avant d'appeler les intermittents du spectacle à se mobiliser le 9 mars. 

"En ce moment avec la loi  El Khomri sur le travail, ça craint, il faut qu'on se mobilise. Si elle était en place, j'aurais gagné deux fois moins aux prud’hommes", estime Sophie Tissier. "On vaut mieux que ça." 

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