Vincent Bolloré annonce qu'il n'y a pas de plan B pour ''Le Grand Journal''

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DECLARATIONS – A l'occasion d'une interview, diffusée dans la matinale d'Yves Calvi sur RTL ce jeudi matin, le président de Vivendi a expliqué qu'il était trop tôt pour juger Maïtena Biraben et qu'il trouvait son travail ''remarquable''.

L'amiral tient bon la barre. A l'occasion d'une interview, diffusée dans la matinale d'Yves Calvi sur RTL ce jeudi matin, Vincent Bolloré a déclaré qu'il n'était pas question pour le moment de toucher au ''Grand Journal''. Le talk-show phare de Canal+ est en perte de vitesse depuis la rentrée avec des audiences catastrophiques qui le place derrière ''Touche pas à mon poste'' sur D8 et ''C à vous'' sur France 5. En début de semaine, une rumeur faisait même état de la disparition programmée de l'émission pour janvier et d'une possible reprise de la case horaire par Jean-Marc Morandini.

Mais pour le patron de Vivendi, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. Vincent Bolloré a ainsi pris la défense de Maïtena Biraben, la présentatrice du ''Grand Journal''. ''Tous les gens sont en train de reconnaître que c'est une belle émission. Maïtena est là depuis quatre semaines. On ne peut pas juger sur quatre semaines. Moi je trouve que c'est remarquable. Donc il n'y a aucun plan'', a-t-il confié.

Trop de programmes en clair

Vincent Bolloré est également revenu sur les changements en cours et à venir au niveau de la grille des programmes accessibles à tous ou en crypté. ''Si tout est en clair, il n'y aura plus d'abonnés. Le samedi et le dimanche, il y avait six heures en clair, c'était sans doute un peu trop. Mais il ne faut pas tout fermer pour que les gens puissent voir ce qu'on peut trouver sur Canal qui va d'ailleurs reprendre son ancien cryptage'', a-t-il précisé en exposant sa vision à long terme : ''On mettra le temps qu'il faut, Canal est une maison qui est aujourd'hui dans un modèle essoufflé.''

Enfin, il a également été interrogé sur les critiques dont il fait l'objet à cause de ses méthodes de management expéditives. Si Vincent Bolloré a avoué ne pas faire complètement la sourde oreille, il a aussi précisé qu'il tiendrait son cap. ''J'écoute toujours les critiques parce qu'on en tire quelque chose (…) Quand vous arrivez dans une maison qui a besoin de bouger, vous êtes obligé de changer un certain nombre de choses'', a-t-il déclaré.

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