Wesley de "The Voice" : "Quand je chante, je ne suis jamais seul"

Wesley de "The Voice" : "Quand je chante, je ne suis jamais seul"

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INTERVIEW – C'est le candidat le plus discret de la finale de "The Voice", samedi soir sur TF1. Candidat de la team Florent Pagny, Wesley a séduit les téléspectateurs grâce à sa puissante voix soul. Et une discipline de travail qui l'a poussé à perdre plus de 20 kilos depuis le début de l'émission.

Comment avez-vous vécu votre qualification pour la finale, aux dépens de Stacey King ?
J'avoue, je suis encore sur un petit nuage. Et il va vite falloir regagner la terre ferme ! Sur le moment j'ai ressenti une joie indescriptible, même si avec Stacey, nous sommes devenus de très bons amis. C'est une artiste talentueuse, une femme adorable avec une histoire personnelle très forte. Malheureusement la musique nous a mis en compétition. Mais c'est le concept de "The Voice" et on le savait tous les deux...

Justement, avant cette émission vous avez remporté "Sing off", avec votre groupe Tale of Voices, qui a ensuite participé à "Incroyable Talent". En quoi The Voice est-elle différente ?
La grande différence c'est que j'étais en groupe, justement. Nous étions sept, alors que là je me suis présenté tout seul. Si le concept l'avait permis, on serait venu tous ensemble ! (rires). Mais j'y ai vu l'occasion de me faire un kiff, et de me faire juger par des professionnels, moi Wesley.

Entre les auditions à l'aveugle et les primes, vous avez perdu 22 kilos. Est-ce un hasard ou bien une décision mûrement réfléchie ?
J'y pensais depuis un moment et j'ai trouvé là l'occasion de le faire. D'abord parce qu'il fallait tuer le temps avant les directs. Mais surtout parce que je voulais mettre en adéquation mon physique avec ma voix. Dans ce métier, il est important de proposer un "package", et de penser à long terme. D'ailleurs je continue à faire du sport, 3 heures par jour.

"Florent Pagny m'a appris à ne jamais rougir du chanteur que je suis"

Cette perte de poids a-t-elle modifié votre façon de chanter ?
Absolument. J'ai plus d'endurance, de densité dans les aigus et de stabilité dans le son général de ma voix. Ca m'a permis de recadrer certaines choses. Il faut dire aussi qu'à force de chanter, on ne ressent plus la difficulté. Si bien qu'en perdant du poids, et en assumant les conséquences sur ma voix, je me suis redonné un challenge.

On a beaucoup dit que vous étiez un grand technicien de la voix, à défaut de faire passer de l'émotion. Jusqu'aux deux derniers directs... Vous êtes d'accord ?
Pas du tout ! Dès mes premiers passages, beaucoup de gens m'ont dit qu'ils avaient été touchés par ma façon de chanter. Après, on ne peut pas plaire à tout le monde. Certains apprécient mon registre, d'autres préfèrent un autre type de voix. Si Florent Pagny m'a bien appris quelque chose dans cette émission, c'est à ne jamais rougir du chanteur que je suis.

Si vous remportez "The Voice", quel genre de disque aimeriez-vous enregistrer ?
Je ne veux pas me précipiter, même si je suis à l'aise dans de nombreux registres. J'écris des textes, je suis compositeur et arrangeur, mais je suis prêt à travailler avec d'autres personnes afin de proposer le plus beau disque possible aux gens qui ont bien voulu me suivre jusqu'ici.

Chez vous on ressent une certaine ferveur, proche des chanteurs gospel comme Yoann Fréget l'an dernier. La foi, la religion ont-elles une place importante dans votre vie ?
Je suis croyant, oui. Ca fait partie de moi. Qu'il s'agisse du grand metteur en scène de la vie, ou simplement d'une bonne étoile, je sais qu'il y a un regard bienveillant là-haut qui veille sur moi. Quand je prends le micro, je sais que je ne suis jamais seul.

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